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| Années 1980 |
Années 1980zh-min-nan:1980 nî-tāi ko:1980년대 ja:1980年代 simple:1980s
Catégorie:Décennie
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Catégorie:Date
Catastrophe de TchernobylLa catastrophe de Tchernobyl est le nom donné à un accident nucléaire particulièrement grave survenu le 26 avril 1986 dans la centrale nucléaire de Tchernobyl située en Ukraine à 60km de Kiev, près de la frontière avec la Biélorussie.
Causes de la catastrophe
La catastrophe de Tchernobyl est due à la fusion par élévation excessive de température des barres constituantes du combustible d'un réacteur, l'accident le plus grave qui peut survenir dans une centrale nucléaire électrique. Lorsque la chaleur produite par le réacteur n'est plus évacuée en quantité suffisante par le système de refroidissement, le combustible nucléaire se met à fondre, ce qui provoque la libération de grandes quantités de gaz radioactifs. C'est ce phénomène qui s'est produit à Tchernobyl sur le réacteur numéro 4.
L'accident s'est produit suite à une série d'erreurs commises par les techniciens de la centrale et d’une conception non sécurisée. Les opérateurs ont notamment violé des procédures garantissant la sécurité du réacteur et donc de la centrale.
Une expérience était en cours pour tester un cas très particulier de fonctionnement : la disparition de la tension sur le réseau et l'absence du courant de contrôle-commande dans la centrale.
- Ce cas ne peut se produire de fait que si la centrale est l’objet d’une impulsion électromagnétique nucléaire. L’essai était donc un essai de « défense passive » destiné à montrer que l’énergie contenue dans le groupe turbo-alternateur était suffisante pour pouvoir relancer le fonctionnement du réacteur.
- La puissance thermique( - ) du réacteur avait été réduite de 3 200 MW à 1 000 MW dans le cadre de ce test. Cependant, la puissance de sortie a chuté brutalement à 30 MW, ce qui a provoqué un empoisonnement du réacteur au xénon. Les opérateurs essayèrent alors de rétablir la puissance, mais le Xénon-135 accumulé absorbait les neutrons et limita la puissance à 200 MW. Pour débloquer la situation, les opérateurs retirèrent les barres de carbure de bore, qui servent à contrôler la température du réacteur, au-delà des limites de sécurité autorisées.
( - ) Les réacteurs nucléaires visant à la production d’électricité ont un rendement approximatif d’un tiers (entre la puissance thermique et la puissance électrique) ; la puissance d'une centrale est exprimée en mégawatt (1 MW = 1 million de watts).
Cet accident est de magnitude 7 selon l’échelle INES. Ce qui correspond à l’accident le plus grave et le plus meurtier qui puisse être mesuré par cette échelle.
Conséquences de la catastrophe
échelle INES]
La pression des gaz provenant de la fusion du réacteur a fait exploser la dalle de béton couvrant le réacteur car l'enceinte n'était pas conçue pour résister à une telle pression, si bien que les gaz brûlants composés d'isotopes radioactifs se sont échappés et se sont condensés dans l’atmosphère pour former un nuage radioactif. La chaleur résiduelle a vitrifié une partie des matériaux se trouvant à proximité immédiate du cœur du réacteur.
Le nuage radioactif s’est déplacé sous l’effet du vent vers l’ouest et le sud-ouest sur plusieurs milliers de kilomètres pendant les jours qui ont suivi. Les particules radioactives sont retombées sur une large zone géographique couvrant une grande partie de l’Europe.
Conséquences humaines et matérielles
vitrifié]
Le réacteur numéro 4 a complètement fondu et l'enceinte du réacteur a été détruite lors de la catastrophe.
Une noria d’ouvriers, les "liquidateurs", a été employée pour collecter les débris radioactifs sur le toit et aux alentours immédiats de la centrale. Chaque ouvrier ne disposait que de quelques minutes pour effectuer sa tâche, pendant lesquelles il était exposé à des niveaux de radiations extrêmement élevés en raison d'équipements de protection dérisoires, en fait principalement destinés à l’empêcher d’inhaler des poussières radioactives. Nombre d’entre eux ont développé par la suite des cancers et beaucoup en sont décédés dans les années qui ont suivi.
La population locale n’a pas été prévenue immédiatement et a poursuivi ses activités habituelles plusieurs heures, sans prendre de précautions particulières ni être évacuée. Elle a finalement été évacuée, et la zone a été interdite, mais quelques personnes y sont retournées pour y vivre.
Conséquences sanitaires
Rapport commun de l'OMS, de l'AIEA, de l'UNDP et autres agences (05/09/2005)
D'après le rapport, L'héritage de Tchernobyl : impacts sanitaires, environnementaux et socio-économiques, rédigé par plusieurs agences de l'ONU, daté du 5 septembre 2005, la catastrophe de Tchernobyl serait moins importante que les premières estimations.
Ainsi, d'après le résumé de l'AIEA : Au total, 4 000 personnes pourraient mourir pour avoir été exposées aux radiations après l'accident [...]. Le bilan est donc bien en deçà de spéculations antérieures qui parlaient de dizaines de milliers de morts possibles. Michael Repacholi, responsable de l'OMS cité dans le rapport a déclaré : les effets de l'accident sur la santé ont été horribles mais au total [...] les effets en termes de santé publique n'ont pas été aussi graves - et de loin - qu'on avait pu le craindre initialement
Ce résumé est disponible :
- sur le site de l'AIEA [http://www.iaea.org/NewsCenter/Focus/Chernobyl/pdfs/French_press_release.pdf Communiqué de presse sur le site de l'AIEA (pdf)]).
- sur le site de l'OMS [http://www.who.int/mediacentre/news/releases/2005/pr38/fr/index.html Communiqué Conjoint OMS/IAEA/UNDP (html)]
Ces résumés précisent que parmi les 4.000 personnes qui pourraient mourrir de la radio-exposition, 2.200 font parties des 200.000 personnes des équipes d'interventions chargées de sécuriser le site.
L'association Greenpeace a critiqué les conclusions de ce rapport. Ses principaux arguments sont les suivants :
- L'OMS, dans une étude de 1998, aurait annoncé 212 morts sur 72.000 liquidateurs et n'en annonce plus que 59 alors qu'il y aurait eu 600.000 liquidateurs;
- L'étude ne prend pas en compte en Europe Occidentale les effets des faibles doses;
- L'étude fait le distingo entre les malades du stress (du à l'évacuation ou à la perte de situation) et les autres, ce que Greenpeace réfute;
- L'une des deux méthodes, la méthode épidémiologique, est remise en cause par Greenpeace car elle ne serait pas adaptée à l'Europe.
Conséquences sur l’environnement
OMS, et l'Ukraine]]
La radioactivité libérée par l’explosion contamina une superficie d’environ 160 000 km² au nord de Kiev et aussi au sud de la Biélorussie, et a detruit une parite de la végétation aux alentours.
Une large zone autour de la centrale est fortement contaminée et la plupart des espèces vivantes ont été atteintes. Cela a pris du temps pour que les animaux reprennent le cours de leur vie. Fin 1987, on mesura un taux de césium 137 radioactif encore des milliers de fois supérieur à la normale sur le site de Tchernobyl.
Conséquences politiques et économiques
Un sarcophage de béton a été coulé autour des restes du réacteur détruit, pour confiner la radioactivité résiduelle. Ces travaux ont été financés principalement par l’Union Européenne, en échange de quoi l’exploitation de la centrale devait être abandonnée. Bâtie à la hâte, cette carcasse tombe en ruine. Un appel d’offres pour des travaux de consolidation est en cours.
Voir aussi
- Controverse française sur le nuage radioactif
- Service Central de Protection contre les Rayonnements Ionisants (SCPRI)
- Énergie nucléaire
- Accident nucléaire
- Youri Bandajevsky, chercheur sur les conséquences sanitaires de la catastrophe.
- Les liquidateurs, personnes ayant travaillé dans les jours, voire les mois après la catastrophe à l'édification du "sarcophage" entourant le réacteur de la centrale de Tchernobyl.
- Liste de catastrophes
- Liste des accidents nucléaires
Liens externes
- [http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=sinformer&sousmenu=themas&soussousmenu=tchernobyl&page=index Le nuage de Tchernobyl sur la France : chronologie d'un mensonge d'Etat]
- [http://www.dissident-media.org/infonucleaire/bilan_sanitaire_tcherno.html Août 1986 : un premier bilan sanitaire présenté par les experts soviétiques], [http://resosol.org/Gazette/ Gazette Nucléaire] n°96/97 juillet 1989
- [http://www.dissident-media.org/infonucleaire/estimations.html Un bilan qui sera selon les estimations de 14 000 à 560 000 morts par cancers, plus autant de cancers non mortels]
- [http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier251-1.php Dossier Tchernobyl 17 ans après : quelle réalité ?]
- [http://www.dissident-media.org/infonucleaire/special_tcherno.html Dossier 19ème anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl]
- [http://www.ecolo.org/documents/documents_in_french/Thernobyl-France-03.pdf Rapport à l’Académie de Médecine publié en 2003]
- [http://www.unicef.org/newsline/02chernobylstudy.htm/ Rapport de janvier 2002 de l'UNICEF sur les conséquences de la catastrophe, sur le site de l'organisation]
-
catégorie:histoire du nucléaire
catégorie:1986
ja:チェルノブイリ原子力発電所
Mur de Berlin
Le Mur de Berlin (en allemand Berliner Mauer) — également appelé le Mur sans équivoque possible et « rideau de fer » (vocable plus général sur la frontière entre les deux Allemagne) — fut érigé en plein Berlin le 13 août 1961 et concrétisa la guerre froide en isolant la partie de la ville contrôlée par les Soviétiques des autres secteurs, séparant physiquement la ville en Berlin-Est et Berlin-Ouest. La République démocratique allemande tentait ainsi de mettre fin à un exode des Allemands de l'Est cherchant refuge à l'Ouest. L'affaiblissement de l'Union soviétique permit aux Allemands de l'Est, le 9 novembre 1989, d'abattre le « Mur de la honte » dans un élan de liberté qui a passionné le « Monde libre » tout entier.
Histoire
Contexte
Monde libre
Après la fin de la Seconde Guerre mondiale en 1945, l'Allemagne est divisée en quatre zones d'occupation sous administration soviétique, américaine, britannique et française, conformément à l'accord conclu à la conférence de Yalta. Berlin, ex-capitale du Reich est elle-même divisée en quatre secteurs. Très vite la guerre froide démarre sous plusieurs fronts entre l'Est et l'Ouest. Berlin occupe alors une place centrale dans l'affrontements entre leurs services secrets respectifs. Le blocus de Berlin décidé par Staline en 1948 marque une première grande crise dans ce contexte de guerre froide.
L'année 1949 voit la création à l'ouest de la République fédérale d'Allemagne suivi de près
par celle de la République démocratique allemande. On commence alors des deux côtés à mieux
sécuriser et compléter les frontières. La création de deux États consolide la division politique
de Berlin. Des douaniers et des soldats détachés à la surveillance de la frontière patrouillent
entre la RDA et la RFA ; de solides clôtures seront plus tards érigées du côté RDA.
Légalement, Berlin garde le statut d'une ville démilitarisée (de soldats allemands) partagée en quatre secteurs et indépendante des deux États allemands ; en réalité la portée pratique de cette indépendance est très limitée : le statut de Berlin-Ouest s'apparente à celui d'un Land, avec par exemple des représentants sans droit de vote au Bundestag ; Berlin-est devient en violation de son statut capitale de la RDA
Avec le durcissement de la guerre froide (embargo technologique des pays membres du COCOM
contre le bloc de l'Est ; tensions diplomatiques permanentes ; manœuvres militaires)
la RDA intensifie la protection de ses frontières. La frontière entre les deux Allemagnes
devient une part de la frontière entre le Conseil d'assistance économique mutuelle et la Communauté économique européenne, entre l'OTAN et le pacte de Varsovie, bref entre deux blocs de conceptions politiques, idéologiques, économiques et culturelles opposées.
pacte de Varsovie
Depuis sa création, la RDA doit affronter un flot d'émigration croissant vers la RFA,
fuyant en particulier à Berlin où la frontière en plein milieu de la ville est difficilement
contrôlable, contrairement à la frontière RFA-RDA déjà très surveillée. 2,6 millions
d'Allemands fuient ainsi la RDA par Berlin-est entre 1949 et 1961 ; 47 433 pendant
les deux premières semaines d'août 1961 riches en rumeurs. De plus, Berlin-Ouest joue
le rôle de porte vers l'ouest pour de nombreux Tchèques et Polonais.
Comme l'émigration concerne particulièrement les jeunes actifs bien éduqués, cette émigration pose un problème pour l'économie voire pour l'existence même de la RDA.
Tout comme les 50 000 Berlinois travailleurs frontaliers à Berlin-Ouest, mais habitant à Berlin-Est ou dans sa banlieue, où le coût de la vie et de l'immobilier est plus favorable.
À partir du 4 août 1961 un décret oblige les travailleurs frontaliers à s'immatriculer comme tels, et à payer leurs loyers en Deutsche Mark (de la RFA).
Avant même la construction du mur, la police de la RDA surveille intensivement aux points d'accès à Berlin-ouest ceux qu'elles désignent comme contrebandier ou déserteurs de la République. De nombreuses personnes habitant ou travaillant dans la RDA achètent en effet à Berlin-Est les aliments et biens de consommation rendus bon-marché par l'affaiblissement de la devise de la RDA, contribuant ainsi à affaiblir l'économie planifiée de l'Allemagne de l'Est. Le Mur doit ainsi servir à stopper définitivement ce que le langage populaire désigne alors comme vote avec les pieds.
Construction
Le programme de construction du Mur est un secret d'État du gouvernement est-allemand.
Le mur sera érigé en pleine nuit par des maçons au nom du Parti et sous la protection de policiers et de soldats - en violation des protestations du président du conseil national de la RDA, Walter Ulbricht qui déclare le 15 juin 1961 lors d'une conférence internationale à Berlin-Est en réponse à une journaliste allemande :
1961
1961
Ulbricht est le premier à employer le mot mur dans cette optique, deux mois avant qu'il ne soit érigé.
Certes, les Alliés avaient eu vent de la décision de mesures drastiques visant au verrouillage de Berlin-Ouest, ils se montrent cependant surpris par son ampleur et sa soudaineté. Cependant leurs droits d'accès à Berlin-Ouest étant respectés, ils décident de ne pas intervenir. Le Bundesnachrichtendienst (service secret de la RFA) avait lui aussi début juillet des informations semblables.
Après la rencontre entre Ulbricht et Khrouchtchev lors du sommet des pays membres du Pacte de Varsovie (3-5 aout 1961), le Bundesnachrictendiest informe le 9 novembre :
Les informations disponibles montrent que le régime de Pankow s'efforce
d'obtenir l'accord de Moscou pour l'entrée en vigueur de mesures visant
à se barricader ; en particulier le bouclage du secteur soviétique à Berlin
et l'interruption des métros et des trams circulant entre Berlin-Est et
Berlin-Ouest… Il reste à observer si et jusqu'où Ulbricht est capable
de faire accepter de telles exigences par Moscou.
Moscou
La déclaration publique du sommet du Pacte de Varsovie propose de « contrecarrer à la frontière avec Berlin-Ouest la volonté de nuire aux pays du camp socialiste et d'assurer autour de Berlin une surveillance fiable et un contrôle efficace. »
Le 11 août 1961, le soviet de la RDA informe du résultat de la consultation avec Moscou et donne les pleins pouvoirs au conseil des ministres pour en assurer la réalisation. Le conseil des ministres de la RDA décide le 12 août de l'emploi des forces armées pour occuper la frontière avec Berlin-ouest et ériger une enceinte de protection.
Le 12 août 1961, le Bundesnachrichtendienst communique l'information qu'« une conférence a eu lieu à Berlin-Est au centre de décision du SED en présence de hauts responsables du parti. On pouvait y apprendre que la situation d'émigration croissante de fugitifs rend nécessaire
le bouclage de Berlin-Ouest dans les jours qui suivent - pas de précision supplémentaire - et non dans deux semaines comme il était prévu initialement. »
SED
Dans la nuit du 12 au 13 août 1961, 14 500 membres des forces armées bloquent les rues et les lignes menant à Berlin-Ouest. Des troupes soviétiques se tiennent prêtes au combat et sont présentes aux postes frontières. Tous les moyens de transport entre les deux Berlin sont interrompus. En septembre 1961, des métros et des trams circuleront cependant sous Berlin-Est sans cependant s'arrêter à ce qu'on appelle désormais les gares fantômes. Erich Honecker, en tant que secrétaire du comité central pour les questions de sécurité, assure la planification et la responsibilité politique du SED pour la construction du mur. Pendant la période qui s'étale jusqu'en septembre 1961, 85 membres des seules forces de surveillance passent à l'Ouest - imités en cela par 400 civils. Les images du jeune douanier Conrad Schumann enjambant les barbelés ou de fugitifs descendant par une corde en drap de lit des maisons situées sur la frontière marquent alors les esprits.
Réactions en RFA
Le chancelier fédéral Adenauer appelle le jour même la population au calme et à la raison et évoque sans plus de précisions des réactions que les alliés s'apprêtent à prendre en commun. Il attend deux semaines avant de se rendre à Berlin-Ouest.
Seul le maire de Berlin-ouest et futur chancelier allemand Willy Brandt réagit énergiquement - mais impuissant - contre l'emmurement de Berlin et sa coupure définitive en deux. Les Länder allemands ouvrent la même année à Salzgitter un centre de documentation sur les violations des droits de l'homme perpertrés par la RDA, afin de s'opposer symboliquement au régime. Le 16 août 1961, une protestation de 300 000 entoure Willy Brandt devant la mairie.
Réactions des Alliés
Salzgitter
La réaction des Alliés est du genre traînante : il faut attendre 20 heures avant que les colonnes militaires ne se présentent à la frontière ; 40 heures pour qu'un avertissement ne soit communiqué au commandant soviétique de Berlin ; 72 heures seront même nécessaires pour que les protestations des diplomates alliés n'atteignent Moscou - pour la forme. Des rumeurs incessantes croient savoir que Moscou avait assuré les Alliés de ne pas empiéter à leurs droits sur Berlin-Ouest. L'expérience du blocus de Berlin-Ouest avait effectivement montré aux yeux des Alliés que le statut de Berlin-Ouest était constamment menacé - la construction du Mur représente dès lors qu'une confirmation du statu quo.
Réactions internationales en 1961 :
- « Une solution peu élégante, mais 1 000 fois préférable à la guerre. » John Kennedy, président américain
- « Les Allemands de l'Est mettent un terme au flot d'émigration, et se retranchent derrière un mur de fer encore plus épais. Rien d'illégal à cela. » Harold Macmillan, Premier ministre britannique.
Toujours est-il que le président John Kennedy soutient fermement la ville libre de Berlin. Il envoie un groupe de combat supplémentaire de 1 500 hommes à Berlin-Ouest et remet en service le général Lucius D. Clay. Le 19 août 1961, Clay et le vice-président américain Lyndon Johnson se rendent à Berlin. Ulbricht impose aux employés et aux officiers alliés des contrôles aux postes de police et de douane, ce qui déclenche la colère, en particulier des Américains.
Finalement, le commandant du Groupe des troupes soviétiques stationnées en RDA doit intervenir énergiquement auprès des fonctionnaires de la RDA pour calmer leurs ardeurs.
Le 27 octobre, on en vient à une confrontation directe entre troupes américaines et soviétiques ; 10 chars américains et soviétiques se postant précisément de part et d'autre de la frontière. Les chars se retirent le lendemain, aucune des deux parties ne voulant enclencher pour Berlin l'escalade entre les deux blocs, qui risquerait peut-être carrément de déclencher une guerre nucléaire.
Une nation - deux pays
Les ressortissants de Berlin-Ouest ne pouvaient déjà plus depuis le 1 juin 1952 entrer librement en RDA. Après de longues négociations, un laissez-passer est introduit en 1963 permettant à plusieurs milliers d'habitants de Berlin-Ouest de visiter leurs familles en fin d'année.
À partir du début des années 70, la politique suivie par Willy Brandt et Erich Honecker de rapprochement entre la RDA et la RFA (Ostpolitik) rend les frontières entre les deux pays un peu plus perméable. La RDA simplifie les autorisations de voyage hors de RDA, en particulier
pour les non-actifs comme les retraités, et autorise les simples visites d'Allemands de l'Ouest dans les régions près de la frontière. Pour une liberté de circulation plus grande, la RDA exige la reconnaissance de son statut d'État souverain et indépendant, ainsi que la livraison de citoyens de la RDA rétifs au retour dans leur pays. Cette dernière exigence est catégoriquement refusée par la république fédérale au nom du respect de sa loi fondamentale.
La propagande de la RDA désigne le Mur ainsi que toute la frontière avec la RFA comme un « mur de protection anti-fasciste » protégeant la RDA contre l'« émigration, le noyautage, l'espionnage, le sabotage, la contrebande, la braderie et l'agression de l'Ouest ».
En réalité, les systèmes de défenses de la RDA se dressaient principalement contre ses propres citoyens.
Chute du Mur
loi fondamentale
loi fondamentale
Le mur de Berlin tombe dans la nuit du jeudi 9 au vendredi 10 novembre 1989 après plus de 28 années d'existence. Cet évènement qui a changé la face de l'histoire a été porté d'une part des manifestations massives et l'exigence affirmée de liberté de circulation dans l'ex-RDA, d'autre part la fuite continuelle de pans entiers de la population de la RDA, soit par les ambassades de plusieurs capitales de pays de l'Est (Varsovie et Prague notemment), soit par la frontière Hongrie-Autriche à Sopron sur la Neudlieder See ouverte peu avant.
Une conférence de presse avec Günter Schaboswski, membre du bureau politique, transmise en direct par la télévision joua le rôle de déclencheur. À 18 h 57, vers la fin de la conférence, Schaboswski lit incidemment une décision du conseil des ministres, dont il s'avérera plus tard qu'elle était un simple document de travail. D'autres affirment que le brouillon du conseil des ministres avait été approuvé, mais qu'il ne devait être communiqué à la presse qu'à partir de 4 heures le lendemain matin, le temps de pouvoir informer tous les organismes concernés :
Présents sur le podium à côté de Schabowski : les membres du comité central du
SED Helga Labs, Gerhard Beil et Manfred Banaschak. Schabowski lit un brouillon d'une
décision du conseil des ministres se trouvant devant lui. Les voyages privés
vers l'étranger peuvent être autorisés sans exigence de justificatifs - motifs
de voyages ou situation familiale. Une circulaire en ce sens va être bientôt
diffusée. Les départements de la police populaire responsable des visas sont mandatés
pour accorder sans délai des autorisations permanentes de voyage, sans que les
conditions actuellement en vigueur aient à être remplies. Toutes les frontières avec la RFA
sont ouvertes de façon permanente.
Question d'un journaliste : Quand ceci entre-t-il en vigueur ?
Schabowski, feuilletant ses notes : Autant que je sache… immédiatement
Hans-Hermann Hertle, Katrin Elsner : Mein 9. November (1999)
Grâce aux annonces des radios et télévisions de Berlin-ouest et de RFA, la nouvelle se propage rapidement sous le cri d'ordre : Le mur est ouvert !. Plusieurs milliers de Berlinois se pressent aux points de passages et exigent de passer. À ce moment, ni les soldats surveillant les frontières, ni même les fonctionnaires du ministère chargé de la sécurité d'État responsables du contrôle des visas n'avaient été informés. Sans ordre concret ni consigne mais sous la pression de la foule, le point de passage de la Bornholmer Strasse est libéré vers 23 h 00, suivi d'autres points de passage tant à Berlin qu'à la frontière avec la RFA. Beaucoup assistent en direct à la télévision dès cette nuit du 9 novembre et viennent participer à la fête.
Cependant le véritable rush a lieu le lendemain matin, beaucoup s'étant couché trop tôt cette nuit-là.
Les citoyens de la RDA sont accueillis à bras ouverts par la population de Berlin-Ouest. La plupart des bars font spontanément l'opération bière gratuite.
Un concert de klaxons résonne dans Berlin et des inconnus se tombent dans les bras l'un de l'autre. Dans l'euphorie de cette nuit, de nombreux ouest-Berlinois escaladent le mur et se massent près du Brandenburger Tor qui semblait l'instant d'avant à peu près aussi accessible que la lune. En apprenant la nouvelle de la chute du mur, le Bundestag interrompt son emploi du temps à Bonn et les députés chantent spontanément l'hymne national allemand.
La chute du Mur est un évènement majeur de l'histoire mondiale, et sera fêté entre autres par un concert de Leonard Bernstein la nuit de Noël 1989.
Anatomie des installations le long de la frontière
Le mur, long de 156,4 km (167 km selon certains), venait en complément de la longue frontière RFA-RDA et, dans une moindre mesure, des frontières ouest de pays du Pacte de Varsovie, le tout donnant un visage palpable au fameux rideau de fer. Comme le reste de la frontière des deux Allemagnes, le Mur de Berlin était très largement adossé à un système très complet de fils barbelés, de fosses, de pièges à tank, de ligne de garde et de miradors. Au début des années 80, la frontière employait par exemple la bagatelle de 1 000 chiens de garde. Le système était étendu d'année en année.
En particulier, les maisons proches de la frontières étaient progressivement vidées de leurs habitants puis murées. Ce processus dura jusqu'au 28 janvier 1985, avec la condamnation de l'Église de la rédemption dans la Bernauer Straße.
Une raie aussi lumineuse qu'en plein jour divise alors un Berlin autrefois dense et sombre.
Les soldats à la frontière est-allemande avait lordre de tirer, c'est-à-dire l'obligation d'empêcher par tous les moyens les tentatives d'évasion par tous les moyens, y compris la mort du fugitif. Le Mur de Berlin ne faisait pas exception à cette règle. Ramené à la distance de frontière, on peut même dire qu'il y eut beaucoup plus de morts à Berlin. Lors des grands jours fériés ou de visites d'États, l'ordre de tirer était cependant suspendu temporairement, pour éviter les répercussions négatives dans la presse de l'Ouest. Le Mur était également sous la surveillance constante de policiers et de patrouilles de soldats, documentant tout signe suspect pouvant indiquer une activité des services secrets ennemis. Il s'avèrera par la suite qu'il existait cependant des passages secrets sous le mur, utilisés à l'occasion.
- Mur de béton d'arrière-plan haut de deux ou trois mètres.
- Alarme à détection mouvement au sol,
- Kontaktzaun aus Streckmetall übermannshoch, mit Stachel- und Signaldraht bespannt
- Bis zur Grenzöffnung im Jahre 1989 gab es außerdem streckenweise Hundelaufanlagen (scharfe Schäferhunde u.ä., an Führungsdraht eingehängt, frei laufend), Kraftfahrzeugsperrgräben und Panzersperren (Spanische Reiter aus kreuzweise verschweißten Eisenbahnschienen), die dann als Gegengeschäft für bundesdeutsche Milliardenkredite abgebaut wurden
- Postenstraße/Kolonnenweg (nachts beleuchtet), zur Grenzpostenablösung und um Verstärkung heranholen zu können
- Postentürme (1989 insgesamt 302 Stück) mit Suchscheinwerfern, Sichtkontakt der Posten tagsüber, nachts zogen zusätzliche Grenzsoldaten auf
- Kontrollstreifen (KS) Todesstreifen, immer frisch geeggt, zur Spurenfeststellung, der auch von den Grenzsoldaten nicht grundlos betreten werden durfte
- (teilweise extra) übermannshoher Streckmetallzaun, nur schräg durchsehbar
- eigentliche Grenze Betonfertigteilmauer bzw. -wand nach West-Berlin, 3,60 m hoch, (teilweise mit Betonrolle, die beim Überklettern keinen Halt bieten sollte)
- davor noch einige Meter Hoheitsgebiet der DDR
La largeur totale de ces installations dépendait de la concentration en maisons près de la frontière et allait d'environ 30 m à 500 m sur la Postdamer Platz. Le détail de ces installations était placé sous secret militaire, et donc inconnu des citoyens de la RDA. Les soldats détachés à la frontière devaient garder le silence, et comme nul ne savait exactement qui pouvait restituer un bavardage inconséquent dans un rapport de la Stasi, tous s'astreignaient fermement au silence. Quiconque s'intéressait de trop près aux installations frontières risquait pour le moins un contrôle d'identité et un interrogatoire soupçonneux. Cela a parfois débouché sur des condamnations fermes pour planification d'une tentative d'évasion. En outre, la zone immédiatement près de la frontière était interdite à Berlin sauf autorisation spéciale.
Un deuxième mur interne fermé le champ de visions des personnes trop curieuses.
Installations fluviales (à traduire)
Die äußere Stadtgrenze West-Berlins verlief an mehreren Stellen durch schiffbare
Gewässer. Der Grenzverlauf war dort durch eine vom West-Berliner Senat errichtete Kette aus runden weißen Bojen mit der (an der Stadtgrenze nicht ganz zutreffenden) Aufschrift „Sektorengrenze“ gekennzeichnet. West-Berliner Fahrgastschiffe und Sportboote mussten darauf achten, sich auf der West-Berliner Seite der Bojenkette zu halten. Auf der DDR-Seite der Grenze wurden diese Gewässer gelegentlich von Booten der Grenztruppen der DDR patrouilliert.
Die Grenzbefestigungen der DDR befanden sich jeweils auf dem DDR-seitigen Ufer, was teilweise große Umwege erzwang und die Ufer mehrerer Havelseen „vermauerte“. Der größte Umweg befand sich am Jungfernsee, wo die Mauer bis zu 2 km vom eigentlichen Grenzverlauf entfernt stand. An mehreren Stellen verlief der Grenzstreifen durch
ehemalige Wassergrundstücke und machte sie so für die Bewohner unbrauchbar, so am Westufer des Groß-Glienicker Sees und am Südufer des Griebnitzsees.
Bei den Gewässern an der innerstädtischen Grenze verlief diese überall direkt am westlichen oder östlichen Ufer, so dass dort keine Markierung des Grenzverlaufs im Wasser existierte. Auch dort stand die eigentliche Mauer jeweils auf der östlichen Seite. An einigen Stellen in der Spree gab es zusätzlich Unterwassersperren gegen Schwimmer.
Points de passages
Les postes de passage entre Berlin-Ouest, Berlin-Est et la RDA étaient extrêmement bien équipés et surveillés du côté RDA. Ceux qui désiraient passer devaient s'attendre à des contrôles très stricts de la part des douaniers et des services d'émigration et d'immigration ; cependant les formalités se déroulaient de manière correcte.
Du côté Ouest, on franchissait des postes de police et de douanes, mais les simples personnes n'étaient en général pas contrôlées, même à Checkpoint Charlie où les armées d'occupation avaient établi des postes de contrôle. Le trafic avec le reste de la RFA ne faisait l'objet que de relevés à but statistiques.
Le trafic des biens était astreint à la douane. Lors de l'unification monétaire de l'Allemagne, le 1 juillet 1990, tous les postes frontière furent abandonnés : seuls quelques installations restèrent érigées en guise de mémoriaux.
Victimes et mémoriaux
Victimes
Le nombre exact des victimes du Mur fait l'objet de controverses : il est en effet difficile à évaluer aujourd'hui, chaque nouvelle victime ayant été systématiquement passée sous silence en RDA. D'après des recherches de la collectivité berlinoise des travailleurs "13 August", 1135 personnes y ont laissé la vie. La Staatanwaltschaft de Berlin en a dénombré 270 où on a pu démontrer un acte de violence de la RDA. Le Zentrale Ermittlungsgruppe für Regierungs- und Vereinigungskriminilatät ne recense que 421 morts susceptibles d'être imputées aux forces armées de la RDA. Les premiers tirs mortels s'abattent le 24 août 1961 sur [http://de.wikipedia.org/wiki/G%C3%BCnter_Litfin Günter Liftin] (24 ans) près de la gare Friedrichstraße, 11 jours après la fermeture de la frontière. Peter Fechter meurt après avoir traîné derrière lui une traînée de sang le 17 août 1962. En 1966 deux enfants de respectivement 10 et 13 ans sont abattus par au total quarante tirs.
[http://de.wikipedia.org/wiki/Chris_Gueffroy Chris Gueffroy] est le 6 février 1989 la dernière victime du Mur.
Des estimations parlent de 75 000 hommes et femmes condamnés jusqu'à 2 ans de prison en tant que « déserteur de la république ». La peine atteignait en général plus de cinq ans si le fugitif était armé, porteur d'un uniforme de soldat ou de secrets.
Parmi les victimes du Mur figurent aussi quelques soldats. Le cas le plus connu est sans doute celui du soldat Rheinhold Huhn, abattu par un passeur. Du pain béni pour la propagande de la RDA, et une justification a posteriori de la construction du Mur.
Procès des soldats-tireurs
Un procès-fleuve a duré jusqu'au printemps 2004 pour savoir qui avait la responsabilité d'avoir donné l'ordre de tirer sur les fugitifs.
Parmi les accusés figurent entre autres le président Erich Honecker, son successeur Engon Krenz, les membres du conseil national de défense Erich Mielke, Willi Stoph, Heinz Keßler, Fritz Streletz et Hans Albrecht, le chef du SED dans le district de Suhl et quelques généraux
comme Klaus-Dieter Baumgarten, général en chef des troupes frontières de 1979 à 1990.
Les soldats-tireurs étaient recrutés en grande partie au NVA ou dans les garnisons détachées à la frontière. Parmi les accusés, 35 furent acquittés, 44 assignés à résidence et 11 à une peine de sûreté : entre autres Albrecht, Streletz, Keßler et Baumgarten (de 4½ à 6½ années de prison). En août 2004, le tribunal de Berlin condamne deux ex-membres du Politbüro avec sursis. Le dernier procès des tueurs du mur se termine par une condamnation le 9 novembre 2004, 15 ans jour pour jour après la chute du mur de Berlin.
Mémoriaux
à traduire.
http://de.wikipedia.org/wiki/Berliner_Mauer#Gedenken
Conservation du mur
Destruction et restes du mur
La chute du mur changea considérablement les flux de trafic dans la ville. Ainsi le métro connectant 3 stations sur 1,6 km est détruit quelques mois après son ouverture officielle en juillet 1991.
Il ne reste plus grand-chose du mur aujourd'hui. Les chasseurs de souvenirs, désignés dans le langage populaire comme Mauerspecht (soit pic-le-mur), se sont arrachés les fragments, donnant naissance à un véritable marché noir. Pour la petite histoire, la CIA s'est appropriée un morceau du mur artistiquement décoré pour son nouveau bâtiment dans son fort de Langley. À partir du 13 juin 1990, la RDA procède dans les derniers mois de son existence au démontage le plus rapide et le plus complet possible des installations. 300 de ses soldats y sont assistés par 600 pionniers de l'armée ouest-allemande, 174 camions, 90 grues, 55 pelleteuses et 13 bulldozers.
Le mur a disparu du centre-ville en novembre 1990, le reste en novembre 1991. Au total, il a été physiquement détruit à peu près partout, à l'exception de trois sections :
# une de 80 mètres près de la Potsdamer Platz
# la plus connue, le long de la rivière Spree près de Oberbaumbrücke
# la dernière au nord de la Bernauer Straße qui devient un mémorial en 1999.
Ces parties ne sont malheureusement pas représentatives de l'état originel du mur : elles ont été très endommagées notamment du fait de nombreuses personnes désirant posséder un morceau du mur.
Il devenait difficile même aux Berlinois de décrire à quel endroit passait autrefois le Mur : aussi, par décision du Bundestag, une double rangée de pavés rappelle aujourd'hui sur près de 8 kilomètres le tracé du Mur.
Sur les 302 miradors, seuls 5 existent encore en 2005 : dans le musée de l'art interdit, au milieu de la Kielerstraße, au milieu de la Postdamer Platz, à Nierder-Neudorf dans l'exposition permanente sur les installations militaires de la frontière RFA-RDA, et à Hohen Neuendorf.
Image:Wachturm_schlesischer_busch.jpg|alter Grenzwachturm Schlesischer Busch 2005
Image:Berliner_mauer_kennzeichnung.jpg|Kennzeichnung des Mauerverlaufs an der Lohmühlenbrücke
Image:Berliner_mauer_bodentafel.jpg|Bodentafel Mauerverlauf
Anecdotes
- Près de la Burgfrauen straße, afin de sauvegarder une étroite bande de jardin pour le repos des membres du SED, le mur suivait un tracé absurde [http://adi.meinberlin.de/ausgabe/?cu_id=85 en forme de bec de canard]. Voir aussi : [http://www.berliner-stadtplan.com/topic/bln/str/x_wgs/18.66/y_wgs/37.8/from/form.html Kartenausschnitt]
- Le parti satirique DIE PARTEI fait figurer dans son programme électoral la reconstruction du mur.
- Pink Floyd, célèbre groupe de rock psychédélique, sortit en 1979 un album nommé The Wall, peut être en partie en réaction au mur de Berlin. L'album, qui avait été enregistré en partie à Berlin, a fait l'objet d'un concert de Roger Waters en 1990 en plein dans l'ex no man's land.
Bibliographie
- André Fontaine, Histoire de la guerre froide, de la guerre de Corée à la crise des alliances (1950-1963), Point Histoire, Paris, 1983
- Marie Le Gloanec, Un mur à Berlin, Complexe, Bruxelles, 1985
- Un grand malentendu, une histoire de la guerre froide (1917-1990), Académia, Louvain-La- Neuve, 1993
- Arthur Schlesinger, Les mille jours de Kennedy, Paris, Denoël, 1966
- Peter Feist : Die Berliner Mauer (le mur de Berlin). 4. Auflage. Kai Homilius Verlag, Berlin 2004 (Der historische Ort Nr. 38), ISBN 3-931121-37-2 ([http://www.kai-berlin.de/vp/1.38/ Leseprobe])
- Joachim Mitdank : Berlin zwischen Ost und West. Erinnerungen eines Diplomaten (Entre Berlin-est et Berlin-ouest, souvenirs d'un diplomate). Kai Homilius Verlag, Berlin 2004 (Edition Zeitgeschichte - Band 14), ISBN 3-89706-880-X ([http://www.kai-berlin.de/vp/8.14/ Leseprobe])
- Hertle, Jarausch, Kleßmann (Hrsg.): Mauerbau und Mauerfall. Berlin 2002, ISBN 3861532646
- Thomas Flemming, Hagen Koch: Die Berliner Mauer - Geschichte eines politischen Bauwerks (Le mur de Berlin - histoire d'une construction politique). Bebra Verlag 2001, ISBN 3-930863-88-X
- Thomas Scholze, Falk Blask: Halt! Grenzgebiet! – Leben im Schatten der Mauer (Stop ! Zone frontière ! La vie dans l'ombre du Mur). Berlin 1992, ISBN 3861630303
- Axel Klausmeier, Leo Schmidt: Mauerreste - Mauerspuren (Restes et traces du Mur). Westkreuz-Verlag Berlin/Bonn 2004, ISBN 3929592509
Liens externes
- [http://www.stadtentwicklung.berlin.de/bauen/wanderungen/en/strecke4.shtml Tracé et histoire du Mur] (en anglais) sur le [http://www.berlin.de/ site officiel] de Berlin
- [http://www.latlon-berlin.de/histoire.htm Histoire de Berlin et visites guidées en français]
- [http://www.wikitravel.org/fr/article/Berlin Berlin sur Wikitravel]
- [http://www.panorama-cities.net/berlin/berlin.html CityPanoramas Berlin] - Berlin en images panoramiques
Histoire (ancienne version, à fusionner)
Construction du mur
Joachim Mitdank
La construction du mur autour des trois secteurs de l'Ouest commence le 13 août 1961. Il consiste tout d'abord en un rideau de fil barbelé puis est remplacé par un mur de béton. Ce mur sépare physiquement la cité et entoure complétement la partie ouest de Berlin qui devient une île au milieu des pays de l'Est.
L'Allemagne de l'Est prétend qu'il s'agit d'un mur de protection anti-fasciste dont le but est d'éviter une agression par les pays de l'Ouest. De son coté, l'Ouest prétend que le mur est créé pour empécher les citoyens d'Allemagne de l'Est d'entrer dans Berlin-Ouest et donc l'Allemagne de l'Ouest.
Pendant la construction du mur les soldats se tiennent devant et ont pour ordre de tirer sur toute personne tentant de le franchir.
Suite à une grande manifestation à Berlin-Est le 4 novembre 1989 (rassemblant environ un million de personnes), le gouvernement décide, le 8 novembre, d'autoriser les habitants de Berlin-Est à se rendre à l'Ouest. Avant que l'information officielle ne soit publiée, la rumeur de l'ouverture du Mur se répand dans toute la ville, et dans la nuit des milliers de personnes attendent devant les portes de passage (Check Point Charlie).
Le 9 novembre, les Berlinois entament la destruction du Mur par tous les moyens (pioche, marteau, etc.).
Cet événement, connu sous le nom de chute du Mur de Berlin, a abouti, presque un an plus tard, à la réunification des deux Allemagnes (République fédérale d'Allemagne et République démocratique allemande) le 3 octobre 1990. Le 3 octobre est aujourd'hui la fête nationale allemande (Tag der Deutschen Einheit : jour de l'unité allemande).
Les années du Mur
Le Mur mesure plus de 155 kilomètres de long. Après la construction initiale, il est régulièrement amélioré. En juin 1962 des travaux commencent pour réaliser une deuxième ligne parallèle à la première, ce qui créé un no man's land entre les deux barrières. La quatrième génération du Mur commence en 1975, il s'agit d'un mur renforcé de 3,6 mètres de haut construit à l'aide de 45 000 sections de 1,5 mètre de large, le coût total est de 16 155 000 marks est-allemands. La frontière est également protégée par des grillages, des alarmes, des tranchées antivéhicules, du fil barbelé, plus de 300 miradors et 30 bunkers.
Au départ, il n'y avait qu'un point de passage pour les Allemands de l'Ouest situé à Friedrichstraße. Les puissances de l'Ouest ont deux autres checkpoints à Helmstedt et Dreilinden au sud de Berlin-Ouest. Les checkpoints sont nommés phonétiquement Alpha (Helmstedt), Bravo (Dreilinden) et Charlie (Friedrichstraße) (voir carte de Berlin : http://www.wall-berlin.org/gb/carte07.htm ).
Durant l'existence du mur, environ 5 043 évasions, certaines échappées en ballon ou catapultage au-dessus des immeubles, ont pu se faire vers Berlin-Ouest, 239 personnes ont été tuées en tentant de passer et 200 grièvement blessées. Une évasion réussie a permis de faire passer 57 personnes du 3 au 5 octobre 1964 : ils passent à travers un tunnel de 145 mètres creusé par des Berlinois de l'Ouest. La plus célèbre tentative ratée est celle de Peter Fechter qui, touché par un tir, est laissé blessé jusqu'à sa mort à la vue des médias de l'Ouest le 17 août 1962.
La chute du Mur
1962]]
Le 10 septembre 1989, la Hongrie décide de laisser passer en Autriche les Allemands de l'Est qui veulent fuir à l'Ouest, annulant un accord qu'elle avait jusqu'alors avec la RDA. La mesure est effective le 11 septembre à 00h00. Des milliers d'Allemands de l'Est, le plus souvent à bord de Trabant pétaradantes, gagnent ainsi la RFA. Des grandes manifestations ont lieu contre le gouvernement est-allemand qui tombe à l'automne 1989. Le dirigeant Erich Honecker, démissionne le 18 octobre 1989 et est remplacé par Egon Krenz.
Les restrictions de mouvement des Allemands de l'Est sont quelque peu levées par le nouveau gouvernement le 9 novembre 1989. Après une mésentente, Günter Shabowski annonce lors d'une conférence de presse que toutes les restrictions sont annulées et des centaines de milliers de personnes se rendent immédiatement au Mur. Les garde-frontières, dans l'incertitude, laissent passer les berlinois qui se pressent aux points de passage. Le premier passage ouvert sera celui de la Bornholmer Strasse à Prenzlauer Berg, le quartier des intellectuels. Le 9 novembre est ainsi considéré comme étant la date de la chute du Mur.
Il symbolise aussi la fin de la Guerre froide.
Célébration
Guerre froide]
Le jour de Noël, le 25 décembre 1989, Leonard Bernstein donne un concert à Berlin célébrant la fin du Mur; il inclut la 9 symphonie de Beethoven, dans laquelle le mot « joie » est remplacé par « liberté ». Roger Waters donne un concert de Pink Floyd The Wall sur Potsdamer Platz le 22 juillet 1990.
La chute du Mur est la première étape amenant à la réunification de l'Allemagne le 3 octobre 1990.
Certains pensèrent que le 9 novembre ferait un bon jour férié en Allemagne car il s'agit également de la date de la proclamation de la république de Weimar en 1918. Toutefois c'est aussi la date anniversaire du pogrom anti-juif, baptisé Nuit de cristal, commis par les nazis le 9 novembre 1938, ainsi que la date du putsch d'Hitler (9 novembre 1921]). Le [[3 octobre]] a été choisi à la place.
[[Catégorie:Mur
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Guerre Iran-Irak
La guerre Iran-Irak a opposé ces deux pays entre 1980 et 1988 et provoqué entre 600 000 et 1 200 000 victimes. Elle est aussi souvent appelée la 1ere guerre du Golfe.
Historique politique
En 1979, le Chah d'Iran est renversé par la révolution islamique. À son retour d'exil ou il était, l'ayatollah Khomeiny proclame l'Iran république islamique et appelle les Irakiens à renverser le régime de Saddam Hussein dès 1980. Son objectif est de répandre le mouvement islamiste à travers tout le Proche-Orient.
De son côté, Saddam Hussein, arrivé au pouvoir en 1979, redoute l'arrivée au pouvoir de Khomeiny, et attaque l'Iran le 22 septembre 1980, sous le prétexte de désaccord frontalier. Il espère faire disparaitre Khomeiny et réduire l'influence du mouvement islamiste, en faveur de son pays.
Ses objectifs sont clairs : obtenir le déplacement de la frontière sur la rive orientale du Chatt el-Arab pour assurer une meilleure sécurité à la région de Bassorah; obtenir la restitution des trois îles du détroit d'Ormuz annexées par le Shah en 1971 et soustraire ainsi le détroit à une exclusive emprise iranienne; provoquer éventuellement un soulévement dans la province iranienne du Khuzestan (Arabistan pour l'Irak) et l'annexer.
À cette époque, l'Irak était un pays économiquement et militairement puissant dans le golfe Persique, grâce aux revenus des pétrodollars et à une politique de modernisation qu'il a mis en place dans son pays (école obligatoire pour les garçons et les filles, politique volontariste et une augmentation de plus en plus importante d'élite irakienne). Les puissances occidentales inquiètes de l'apparition de la république islamique iranienne voyaient en l'Irak un pays qui pourrait évoluer vers la laïcité et le modernisme, ainsi pesant contre l'Iran. C'est pourquoi, elles ne s'opposent pas dans un premier temps à la guerre Iran-Irak, voire la soutiennent par la suite. C'est en particulier le cas de l'URSS et de la France et des États-Unis. Cependant, en dépit de la puissance militaire de l'Irak, le conflit s'enlise rapidement. Début 1981, les Iraniens contre-attaquent et parviennent à libérer l'essentiel du territoire iranien début 1982. En juin de cette même année, l'Irak décrète un cessez-le-feu, mais voit son territoire envahi le mois suivant.
L'Iran voit ses buts de guerre proclamé se radicaliser, il s'agit de réduire l'Irak, destituer Saddam Hussein et le remplacer par un régime islamique.
La ligne de front se stabilisa au niveau de la frontiére commune et malgré de nombreuses offensives de part et d'autre, il n'y eu pas de percée majeure.
Finalement, en 1988, l'armée irakienne reprend le dessus. Le 18 juillet, Khomeiny accepte le cessez le feu exigé par la résolution 598 du conseil de sécurité de l'ONU (20 juillet 1987).
Le 15 août 1990, Saddam Hussein accepte de revenir aux accords d’Alger de 1975: il libère les prisonniers de guerre et quitte les territoires occupés. Le traité de paix est finalement signé le 20 août 1990, selon les nouvelles conditions iraniennes. Cela revient à un retour a un statut quo ante.
Au total, les dépenses militaires, pertes en produit intérieur brut et capitaux non investis, auraient dépassé 500 milliards de dollars pour les deux pays. L’Iran estime officiellement à 300 milliards le prix de la reconstruction de son économie. L’Irak, pour sa part, l’évalue entre 50 et 60 milliards de dollars.
Les estimations des pertes en vies humaines varie de 600 000 à plus de 1 200 000 morts Iraniens et à plus 250 000 Irakiens, ce qui est très élevé pour un conflit régional.
Historique militaire
Lorsque le Chah était au pouvoir, les dissensions existait déja entre l'Iran et l'Irak, et, en 1975, un traité fut conclut pour redéfinir les frontiéres.
Cependant, après mai 1979, un certain nombre d'incidents éclatérent le long de la frontiére; entre avril et juillet, 30 000 Irakiens d'origine Iranienne furent chassés d'Irak; en septembre 1980, le président Saddam Hussein annula le traité de 1975.
Le 20 septembre 1979, l'aviation Irakienne bombarda un certains nombre de terrains d'aviations Iraniens, et 2 jours, plus tard l'armée Irakienne entrait en Iran. L'Irak affirmait vouloir exercer à nouveau sa souveraineté sur les voies navigable et les territoires du Chatt el'Arab, cédé en 1975.
Les forces Irakiennes avancaient le long de 3 axes : Vers Quarr-e Chirin au nord, Mehran au centre et surtout Susangard et Khorramchahr dans le sud. L'Irak esperait qu'un tel mouvement entrainerait rapidement la chute du nouveau régime. L'Irak réussit à franchir la frontiére, mais la profondeur de pénétration variait considérablement d'une percée à l'autre. Le plus gros succés fut obtenue au sud, après la chute de Khorramchahr après de trés durs combats. L'Iran livra au nord et au centre des contres attaques peu importantes, en général à l'aide d'un léger support de blindés et d'artillerie. Il regagna ainsi quelques territoires perdus.
En janvier 1981, les Iraniens menèrent une contre attaque de plus grand envergure au sud de Susangerd, qui se solda par un échec du à l'absence d'infanterie pour soutenir l'action des chars et la nature du terrain, trés mou à cette époque de l'année, et donc impropre au déplacements des chars. Il est problable que, dans les combats, l'Irak a laissé une cinquantaine de char T-62 et l'Iran une centaine de char Cheftain et M-60A1.
Au cours de la 1ere année de guerre, l'Iran et l'Irak ont perdu environ le méme nombre de chars, entre 250 et 300. Certains observateurs supposent que l'Irak avait capturé en un an, une cinquantaine de Chieftain en bon état, ainsi que M 60A1 et des Scorpion.
Quand ils ont été bien dirigés, les Cheftains Iraniens, dotés de leur canon de 120 mm, se sont révélés bien supérieurs au char T-54 et T-55 armé d'un 100 mm ainsi qu'au T-62 avec leurs 115 mm de l'armée Irakienne.
En 1981, les 2 armées commencérent à avoir de nouveaux besoins en équipements. Les Iraniens réussirent à obtenir d'Israel des pièces détachés de chars M-48 et M-60. La Syrie, la Lybie et quelques pays socialistes leur en fournirent égalements. L'Irak continuat à étre approvisionné par la France (y comprit en missiles antichars), l'URSS, la Corée du Nord, le Viet Nam et l'Egypte, essentiellement en munitions de char T-54 et T-55, que les livraisons en matériel américain rendirent rapidement inutiles. Au début de 1983, l'Irak commenca à recevoir de nombreux équipements de République Populaire de Chine dont le char Type 63, qui transita par l'Arabie Saoudite.
Avant la guerre, l'Iran et l'Irak comptaient sur leurs revenues pétroliers pour subvenir à leurs besoins militaires : 3,5 million de barils/jour exporté pour l'Irak et 1,6 millions pour l'Iran : Au début de 1980, les 2 pays n'exportait plus que 600 000 barils. En raison de cette diminution considérable, l'Irak dut recourir à l'aide de l'Arabie Saoudite entre autre.
En 1984 commencat les attaques systématiques d'installations pétroliéres et de pétroliers par les 2 camps.
En janvier 1987, l'Iran lance 2 grandes offensives : Kerbala 5, à l'est de Bassorah, où Téhéran voulait établir un gouvernement provisoire de la République islamique Iraquienne, constitué des chefs des opposants chi'ites Iraquiens réfugiés en Iran; Kerbala 6, à 150 kms au nord de Bagdag en direction des grands barrages de l'Euphrate. Les pertes sont énormes de part et d'autres mais les forces Iraniennes sont finalement bloqués.
En juillet 1987, l'Iran entreprend de controler la navigation maritime dans le golfe. Les navires Koweitiens sont alors placés sous pavillon des États-Unis.
A compléter
Armes chimiques
Dès 1984, des armes chimiques sont utilisées par l'Irak, à la fois contre l'armée iranienne mais également contre les populations civiles et plus particulièrement Kurdes, sans réactions notables de la communauté internationale. Le 17 mars 1988, l'armée irakienne utilise des armes chimiques et biologiques sur Habalja, se concluant par la mort de près de 7 000 habitants. Le régime Irakien de l'époque à expliqué que cela était l'œuvre de l'armée iranienne. On estime qu'à cette époque, plus de 150 000 Kurdes ont été exposés à des armes non conventionnelles.
Implication internationale dans le conflit
Les Etats-Unis on eu des contentieux avec l'Iran dés la proclamation de la République Islamique; L'investissement de l'ambassade Américaine à Téhéran par des Etudiants, la longue prise d'otages qui s'en suivit et l'échec de l'opération destiné à libérer les employés fut le 1er acte d'une guerre larvé entre ces 2 pays.
Bien que leurs relations diplomatique soit gelées durant cette période, l'affaire Iran-Contra prouve que des contacts et des rencontre eurent lieu entre les gouvernements de ces nations quand leur intéréts était convergent .
Divers affrontements armées eurent lieu, allant de simples escarmouches à des batailles en régle concernant essentiellement la liberté de navigation des pétroliers dans le Golfe Persique.
Au moins 2 LSM type "Iran Asr" reconvertit en mouilleurs de mines furent couler par l'US Navy en 1980 et 1987 lorsqu'ils furent pris en flagrand délit de pose de mines sur les voies commerciales.
Pour contrer les vedettes rapides des Gardiens de la Révolution (Pasdarans), une unitée composé d'hélicoptères légers AH-6/MH-6 "Little Bird" des forces spéciales des États-Unis fut créer en 1987 pour lutter contre cette guérilla maritine, il y eu une centaine d'acrochages.
Le 17 mai 1987, 2 missiles Exocet lancé par un Mirage F1 Iraquien touchérent la frégate "USS Stark" tuant 37 marins et blessant 21 autres, le pilote de chasse à dit avoir confondu le navire avec un pétrolier Iranien.
Le 18 avril 1988, après des provocations Iraniennes,une opération de grande envergure furent lancé par les Etats-Unis et neutralisa le tiers de la flotte Iranienne. Une frégate Iranienne (le "Sahand" de type Vosper Mk5) fut coulée; une autre, le "Sabaland" (méme type) gravement endommagée, un patrouilleur type Combattante II (P 225 Joshan) et 5 vedettes fut envoyé par le fond, et des plates formes de forages reconvertie en base pour les vedettes rapides furent investit par l'US Navy.
Le 3 juillet 1988, le croiseur USS Vincennes abat un Airbus d'Iran Air après avoir été survolé par des chasseurs Iraniens (290 mors). 2 semaines après Téhéran accepte le cessez le feu.
La Royal Navy et la Marine nationale en autre dépéchérent des navires de guerre dans l'océan indien pour surveiller les voies de navigation et neutraliser les champs de mines pouvant gener l'approvisionnement pétrolier de l'Occident et du Japon.
D'autres grandes nations furent impliqué de façon directe ou indirecte dans ce conflit, surtout dans la vente d'armes à l'un ou à l'autre belligérants, voir aux deux. La France, par exemple, fut le 2eme fournisseur d'arme de l'Irak, format des pilotes et prétant mémes 5 Dassault Super-Étendard de sa marine le temps que les Mirage F1 commandé fut livré.
Vente d'armes
L'Irak fut entre 1985 et 1990, le premier importateur de matériel militaire au monde avec 10 % du marché.
Entre 1970 et 1990, ses achat furent de 31,5 milliards de dollars (valeur 1985).
Il est à noter que les chars T-72 irakiens qui furent livré à partie de 1984 n'était pas aux standards de l'Armée rouge. En effet, Saddam Hussien avaot demandé à ce qu'on retire le système de visée de nuit ; le système de visée laser télémétrique ainsi que la protection NBC pour réduire les coûts, 500 000 dollars pièce au lieu de 1.150 000 dollars
L'Iran ne fut pas en reste et acquit de maniére légale ou illégale des armements venus de nombreux pays.
Parmi les vedettes des Pasdarans qui s'attaquaient au navires dans le golfe persique, 20 étaient construites en Suède et livré en 1986, il s'agit des "Boghammar" qui faisaient 13 m de long, filait à 45 noeuds avec un équipage de 6 h. 25 autres vedettes venaient d'un chantier de Boston.
Les 2 belligérants s'échangérent méme une cinquantaine de chars capturés l'un par l'autre en 1985, ce qui fut un des évenements parmi les plus inabituelles de cette guerre.
Voir aussi
- Numérotation des guerres du Golfe
Liens externes
- [http://www.college.interarmees.defense.gouv.fr/03pub/memoire/geo/galharba0804.pdf Mémoire sur les effets démographiques de la guerre 1980/1988 en Iran]
- [http://www.acig.org/artman/publish/article_206.shtml Ordre de batailles et photographies des belligérants]
- [http://www.globalsecurity.org/military/world/war/iran-iraq.htm Dossier sur le conflit]
- [http://www.fas.org/man/dod-101/ops/war/docs/3203/appd.pdf Leçons tirée de la guerre Iran-Irak par le Corps des Marines]
- [http://www.abadan.net/war.html Gallerie iranienne de photos du conflit]
Bibliographie
- Iran-Iraq War in the Air 1980-1988, Tom Cooper, 2003, Schiffer Publishing, ISBN 0764316699
Iran-Iraq
ja:イラン・イラク戦争
Deng Xiaoping
Deng Xiaoping Image:ltspkr.png Écouter la prononciation en mandarin(en chinois traditionnel 鄧小平, en chinois simplifié 邓小平, pinyin Dèng Xiǎopíng, en transcription Wade-Giles Teng Hsiao-p'ing) (22 août 1904 - 19 février 1997) a été le secrétaire général du parti communiste chinois (PCC) et ainsi dirigeant de facto de la Chine de 1976 à 1997.
L'ascension vers le pouvoir
À la suite des événements du 4 mai 1919, il fuit la Chine et arrive en octobre 1920 à Marseille. Il a alors 16 ans.
Il travaille d’abord dans une aciérie au Creusot puis en tant qu’assembleur à l’usine Renault de Billancourt, parallèlement il effectue des petits boulots qui lui permettent à peine de survivre.
C’est dans ce milieu ouvrier qu’il découvre le marxisme, en 1922 il rejoint les jeunes du PCC (Parti communiste chinois) en Europe, puis en 1924 intègre le PCC. Durant l’année 1926 Deng étudie à Moscou. Il retourne en Chine au début de l’année 1927.
En 1929 il participe à une révolte contre le Kuomintang dans la province du Guangxi. Mais elle échoue, l’obligeant à se réfugier en URSS.
En tant que secrétaire général du Comité central du Parti communiste il participe à la Longue Marche (1934-1935).
Durant la guerre contre le Japon (1937-1945) et la guerre civile qui suit (1945-1949), il est le commissaire politique de Liu Bocheng, organisant de nombreuses campagnes militaires.
Sa valeur militaire et sa loyauté envers Mao Zedong, lui permettent de se hisser au poste de secrétaire général du Parti communiste chinois.
Avec le président Liu Shaoqi il représente la ligne « progressiste du parti qui demande des réformes économiques après l’échec du Grand Bond en Avant.
La chute
Mais c’est la ligne dure de Mao qui l’emporte, avec le lancement de la Révolution culturelle de 1966.
Dès octobre 1966, il est la cible des critiques, de même que Liu Shaoqi. En décembre, plus de trois mille étudiants manifestent contre eux à Pékin. On les accusait de croire en une étatisation de l'économie à la soviétique, contraire aux idéaux du grand bond en avant, ainsi qu'à la création de petites parcelles agricoles privées. Dans la rhétorique de la Révolution culturelle, cela revient à les brocarder des titres de « révisionnistes soviétiques », de « bourgeois réactionnaires » et de « capitalistes ». Deng et Liu avait aussi lutté contre la trop grande influence de la Pensée Mao et dirigé des enquêtes contre des cadres révolutionnaires corrompus.
Ainsi, Deng doit subir des humiliations publiques et abandonner ses fonctions. Son fils est à cette époque défenestré par les Gardes rouges et restera paralysé. Deng résiste en choisissant de vivre isolé.
Il se rapproche à nouveau du pouvoir à la fin des années 1970. Fin 1975 il devient vice-Premier ministre et redevient secrétaire général du Parti. Mais en 1976 il est a nouveau la cible de critiques : on lui fait porter la responsabilité des manifestations violentes qui eurent lieu à Tiananmen suite à la mort de Zhou Enlai. Il se réfugie alors dans le Guangdong.
Le retour et la modernisation
Il revient au pouvoir après la mort de Mao et l'arrestation de la Bande des Quatre. À nouveau vice-Premier ministre au début de 1977, il est renommé secrétaire général du Parti quelques mois plus tard.
C'est lui qui initie l'ouverture économique du pays à la fin des années 1970 (réapparition des parcelles privées, marchés plus libres), en encourageant les responsables du parti qui avaient initié ces politiques dans le sud du pays (Guangdong, Sichuan). Il nomme d'ailleurs le secrétaire général du parti au Sichuan, Zhao Ziyang, au bureau politique (1979), puis au poste de Premier ministre (1980). En 1978, il préconise aussi de suivre les recommandations de Zhou Enlai et de mettre en place les « Quatre Modernisations » (industrie et commerce, éducation, organisation militaire et agriculture). Autre signe d'ouverture, Deng rencontre le président américain Jimmy Carter lors d'une visite officielle aux États-Unis en janvier 1979. Il préside également à la création des Zones économiques spéciales, destinées à attirer les investissements étrangers. En 1980, il décide de la tenue du procès de la Bande des Quatre.
Mais il décide aussi de réprimer les manifestations de Tainanmen en 1989. En 1992, il fait une tournée des Zones économiques spéciales, afin de répandre ses idées sur la libéralisation de l'économie, qui doit selon lui contribuer au maintien d'un socialisme à la chinoise viable.
Citations
- « Peu importe qu'un chat soit blanc ou noir, s'il attrape la souris, c'est un bon chat. » (en chinois「不管白猫、黑猫,逮住老鼠就是好猫。, 1962, dans un discours lors d'une réunion du secrétariat)
Voir aussi
Hu Yaobang
Liens externe
[http://www.chine-nouvelle.com/caricatures/deng-xiaoping.html Caricature de Deng Xiaoping]
catégorie:personnalité politique chinoise
Catégorie:Histoire de la République populaire de Chine
Deng Xiaoping
Deng Xiaoping
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zh-min-nan:Tēng Siáu-pêng
Mikhail Gorbatchev
Mikhaïl Sergueïevitch Gorbatchev, ou plus exactement Gorbatchiov (russe : Михаил Сергеевич Горбачёв) est un homme politique russe, né le 2 mars 1931. Il dirigea l'Union Soviétique entre 1985 et 1991.
Biographie
Originaire du Caucase, il étudia le droit à l'Université de Moscou où il rencontra sa future femme Raïssa.
Arrivé au poste de premier secrétaire du Partic communiste de l’Union des républiques socialistes soviétiques, Gorbatchev tente d’insufluer une nouvelle jeunesse à l’économie de l’URSS. Sa seconde NEP échoue, bloquée par l'appareil du parti. Gorbatchev met alors en place une politique de la glasnost et de perestroïka à partir de 1985 pour renouveller l’appareil du parti et le pays.
Se piquant d'ouvrir le dialogue avec Ronald Reagan, il propose officiellement que dans un message de nouvel an le président étatsunien adresse un court message télévisé à toute l'URSS tandis que le président de l'URSS fera de même sur une chaîne de télévision américaine. Le projet séduit ; chacun des deux présidents se montre très modéré dans son message ; la gorbymania commence à toucher les États-Unis. Un sondage révèlera même, à une époque, Gorbatchev plus populaire aux États-Unis que Reagan.
En février 1988, il décida de retirer les troupes soviétiques d'Afghanistan. La décision devint effective un an plus tard.
En 1989, en visite officielle en Chine peu avant les événements de la place Tiananmen, on sollicite son opinion sur la muraille de Chine : « Très bel ouvrage », dit-il, « mais il y a déjà trop de murs entre les hommes ». Un journaliste lui demande : « Voudriez-vous qu'on élimine celui de Berlin » ? Gorbatchev répond très sérieusement « Pourquoi pas ? ».
En 1990, il reçut le Prix Nobel de la paix pour sa contribution à la fin de la guerre froide. Pourtant, le de la même année, il est fortement hué par ses concitoyens.
En effet dans toute l'ex-URSS il est très impopulaire car considéré comme le fossoyeur de celle-ci.
Lors du coup d’État d'août 1991 il est écarté du pouvoir par la droite du Parti communiste soviétique, le coup d'État avorte mais Boris Ieltsine alors président de la République socialiste fédérative soviétique de Russie est le grand bénéficiaire de cet échec.
Il démissionne de son poste de président de l'URSS le 25 décembre 1991.
En 1995 il se représente à l'élection présidentielle de la Fédération de Russie, son score est faible.
Il joue en 1993 son propre rôle dans le film Si loin, si proche de Wim Wenders
Le 20 septembre 1999 Raïssa Gorbatcheva meurt d'une longue maladie.
Depuis le début de ce siècle il est engagé avec les ONG écologistes, et avec Daisaku Ikeda pour supporter la cause pacifiste.
Il est le dernier président de L'Union Soviétique, il a publié ses mémoires en 1996 dénonçant la politique de Boris Ieltsine et sa "trahison" envers le référendum d'Avril 1991 qui avait donné une majorité favorable au maintien de l'Union.
Le 27 octobre 2005, il a reçu le titre honorifique d’archonte du Patriarcat de Constantinople.
Voir aussi
- Dirigeants de l'URSS
- Glasnost
- Occupation soviétique de l'Afghanistan
- Perestroïka
- Union soviétique
- Pacifisme
- Russie
- Caucase
- Communisme
- PCUS
Lien externe
- [http://www.mikhailgorbachev.org/ MikhailGorbachev.org]
Gorbatchev, Mikhaïl
Gorbatchev, Mikhaïl
Gorbatchev, Mikhaïl
Gorbatchev, Mikhaïl
ja:ミハイル・ゴルバチョフ
Union des républiques socialistes soviétiquesL'Union des républiques socialistes soviétiques (Союз Советских Социалистических Республик), ou lUnion soviétique, ou URSS (СССР (prononcer "essessserre") en russe), était un État qui exista de 1922 jusqu'à sa dissolution en 1991. L'URSS s'étendait de la mer Baltique à la mer Noire et à l'océan Pacifique, c'est-à-dire toute la partie nord de l'Eurasie, et reprenait à peu près le territoire de l'ancienne Russie impériale, à l'exception notable de la Pologne et de la Finlande.
Le territoire de l'URSS varia dans le temps, et était composé, avant sa dissolution, de 15 républiques. La Russie était, de loin, la plus importante de ces républiques, tant du point de vue de sa surface que de sa population et est actuellement considérée comme l'héritière de l'URSS du point de vue diplomatique.
La formation de l'URSS fut le résultat de la révolution russe de 1917, qui mit fin au règne du Tsar Nicolas II.
L'organisation politique du pays était définie par le seul parti autorisé, le Parti Communiste de l'Union Soviétique. Le capitalisme d'État fut le régime qui caractérisa le pays de sa naissance à sa dissolution.
Les facteurs ayant provoqué la fin de l'Union soviétique furent essentiellement la dégradation de l'économie alliée à l'émergence de forces démocratiques et centripètes dans l'Union, auxquelles le régime essentiellement centralisateur et bureaucratique fut incapable de trouver une réponse.
Géographie de l'URSS
Durant son existence, l'URSS était sans doute le pays/empire le plus étendu que le monde ait jamais connu (22 402 200 km²), à l'exception possible de l'Empire mongol à son apogée. C'était également l'un des pays les plus variés, avec plus de 100 ethnies différentes présentes sur son territoire.
La population totale était estimée à 288 millions en 1990. L'Union soviétique était si étendue que, même après son effondrement, la Russie - qui succéda à l'URSS - demeure le pays le plus étendu du monde (devant le Canada), et reste un pays très diversifié, avec des dizaines de minorités telles que les Tatares, les Oudmourtes et bien d'autres ethnies non russes.
Histoire de l'URSS
Des révolutions à la guerre civile (1917-1921)
Dès le , la Russie tsariste connaît une agitation révolutionnaire qui va en s'aggravant après 1905 et la défaite russe dans le cadre de la Guerre russo-japonaise. L'agitation politique culmine en 1917 suite aux pénuries causées par la Première Guerre mondiale et aboutit à la chute du gouvernement impérial et à l'abdication de Nicolas II en mars 1917 suite à la Révolution de février.
Malgré la mise en place d'un gouvernement à visées démocratiques, l'agitation continue. Les bolchéviques, parti révolutionnaire représentant les soviets et mené par Lénine, renversèrent le gouvernement provisoire lors de la Révolution d'octobre1917.
Pendant la période entre 1917 et 1922, l'empire se scinda en républiques "soviétiques" dont le principe de fonctionnement était le centralisme démocratique basé sur les soviets. L'organe législatif était le soviet suprême tandis que le pouvoir exécutif était entre les mains du bureau politique du parti bolchévique (le Politburo).
La plus importante des républiques, et celle qui se considérait comme l'héritière de l'empire, était la république socialiste soviétique de Russie, qui recouvrait le territoire actuel de la Russie et dont le politburo était formé par Lénine, Trotsky, Staline, Kamenev et Nikolai Krestinsky, Lénine en étant le véritable leader.
La jeune république bolchévique décida de se sortir de la Première Guerre mondiale en concluant une paix séparée avec l'Allemagne. Un armistice conclu en décembre 1917 aboutit au traité de Brest-Litovsk en mars 1918 qui consacrait en pratique la défaite de la Russie qui cédait au vainqueur la majeure partie de l'Ukraine, la Biélorussie, les Pays baltes et la Pologne (la majorité des territoires cédés seront récupérés après la défaite allemande, sauf les Pays baltes et la Pologne).
Le pouvoir des bolchéviques était cependant fragile, et jusqu'en 1921, la guerre civile combinée à l'intervention ouverte des états occidentaux fit rage, provoquant des millions de morts.
Le communisme de guerre (1918-1921)
Pour faire face aux problèmes posés par la guerre civile et l'offensive militaire de pays étrangers (Allemagne, Angleterre, France), et afin d'assurer l'approvisionnement des villes et de l'armée, Lénine décrète le "communisme de guerre", dont les mesures essentielles sont :
- Nationalisation des industries et du commerce
- Production planifiée de manière centralisée par le gouvernement
- Stricte discipline pour les travailleurs (les grévistes pouvaient être fusillés)
- Travail obligatoire des paysans
- Interdiction de l'entreprise privée
- Réquisition de la production agricole au-delà du minimum vital pour les paysans
- Rationnement et centralisation de la distribution de nourriture
Les éléments de la dictature se mettent aussi en place à cette époque :
- Création de l'Armée rouge : recrutés d'abord sur la base du volontariat, les soldats subissent ensuite la conscription
- Mise en place d'une police politique et de tribunaux d'exception, chargés d'arrêter et de juger les ennemis du régime et les "blancs" (partisans de la monarchie)
- Le parti communiste devient peu à peu parti unique
- La censure de la presse et de la radio, qui tombent dans les mains du parti
- La IIIe Internationale (ou Komintern) devient l'instrument du pouvoir. Les partis communistes étrangers doivent être inféodés à Moscou et obéir aveuglément. Les révolutions de 1919 en Allemagne et en Hongrie, ainsi que les grèves dans la plupart des pays européens font penser aux soviétiques que la Révolution devient mondiale. Mais l'écrasement des Spartakistes et la démission de Bela Kun mettent fin à ces espoirs.
Grâce au communisme de guerre, Lénine et le parti communiste parviennent à se maintenir au pouvoir. Ils remportent la guerre civile et le danger d'une restauration monarchique est écarté.
La police politique
La survie de l'État dépendait beaucoup d'une surveillance de ses citoyens par la police politique. Dès 1917, la Tcheka fut fondée, pour prendre ensuite les noms de GPU (Guépéou), OGPU, MVD (Ministerstvo Vnutrennih Del), NKVD (Narodnyi Komissariat Vnutrennih Del), et finalement KGB (Komitet Gosudarstvennoi Bezopasnosti). La police politique était chargée de liquider les "poux" et autres "agents capitalistes" avec des méthodes expéditives. Elle était aussi chargée de la traque des dissidents, de leur expulsion du parti et de leur jugement pour activités contre-révolutionnaires.
La naissance d'une nation (1921-1924)
Naissance de l'URSS
L'Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS) naît en 1922. Une constitution est rédigée en 1924 ; elle regroupe plusieurs républiques correspondant à un peuple. L'URSS était un État fédéral dans lequel chaque république est égale en droits. Les organes fédéraux soumis au Parti communiste contrôlent la défense, le commerce extérieur et les transports. Dans les faits la Tchéka et l'Armée Rouge surveillent étroitement ces républiques dont les présidents sont désignés par Moscou.
Le Parti Communiste de l'Union Soviétique (PCUS) devint rapidement le seul parti légal. Le pays était théoriquement gouverné par des soviets élus démocratiquement au niveau régional et local. Néanmoins, en pratique, chaque niveau de gouvernement était dirigé par la branche correspondante du parti communiste (nomenklatura).
La plus haute autorité législative était le Soviet suprême. Le plus haut organe exécutif était le Politburo.
Après la guerre civile (1921) et les nationalisations, le pays se trouve dans une situation humaine et économique désastreuse. La famine sévit (5 millions de morts) et les paysans se soulèvent contre les réquisitions. Lénine décide alors d'abandonner les nationalisations dans l'agriculture, et met en œuvre la NEP ou Nouvelle Politique Économique, d'essence capitaliste (celle-ci donnant droit à une propriété privée). Les réquisitions sont remplacées par un impôt en nature peu élevé.
Pour expliquer le passage à la NEP, Lénine dit que "[le pays] n'était suffisamment civilisé pour le socialisme", se référant au fait que la Russie était encore une société essentiellement agraire avec une base industrielle encore faible et ne correspondait donc pas aux critères permettant le socialisme. La NEP devait également rassurer les pays occidentaux capitalistes.
La NEP atteint les résultats escomptés en permettant à l'économie de se relever des résultats désastreux de la guerre. La famine rampante disparut virtuellement et la classe paysanne s'enrichît. Les paysans aisés sont appelés les koulaks ; dans les agglomérations, les nepmen constituent une bourgeoisie riche.
La NEP était généralement considérée comme étant une mesure provisoire et était extrêmement critiquée par les marxistes purs du parti bolchévique. Ces derniers voyaient la NEP comme une trahison des principes socialistes et voulaient une économie intégralement planifiée.
Il semble que Lénine considérait que la NEP devrait être maintenue, mais à l'approche de sa succession, les oppositions au sujet de la NEP cristallisèrent les oppositions au sein du politburo.
La succession de Lénine (1922-1929)
Dès 1922, la santé de Lénine décline suite à des attaques cérébrales. La lutte pour le pouvoir opposa principalement Staline (que Lénine n'appréciait pas et redoutait même) et Trotsky (un "vieux de la vieille") notamment au sujet de la NEP. Le pouvoir se trouva peu à peu concentré dans les mains de Joseph Staline qui écarta Léon Trotski qui finit par être exilé. Il fut assassiné par un agent stalinien au Mexique en 1940.
Après avoir réussi à éliminer toute opposition au sein du parti, Staline devint le dirigeant suprême de l'Union soviétique de 1929 à 1953, année de sa mort. Du point de vue politique, ce fut une période de dictature totalitaire.
Collectivisation et Planification économiques (A partir de 1929)
Abandon de la NEP
Staline ne forgea pas immédiatement sa doctrine au sujet de la NEP. Sans doute est-il exact de dire que ses changements d'opinion tenaient plus de la tactique politique que de la doctrine, ce qui lui permit de se débarrasser des uns et des autres.
En définitive, la "richesse" des Nepmen et des Koulaks l'amena à les considérer comme une nouvelle classe capitaliste rendue responsable de l'augmentation du chômage et de l'inflation.
Staline finit par se forger une doctrine qui excluait l'économie de marché tout en se concentrant sur le développement économique et industriel du pays.
À partir de 1929, Staline décide de supprimer la propriété privée dans les campagnes : le bétail, les outils, les terres doivent être mises en commun. Les moyens de production agricole sont regroupés dans les kolkhozes ou dans des sovkhozes.
Cette collectivisation forcée provoque des résistances : plutôt que donner leurs troupeaux, les paysans les abattent pour les consommer immédiatement. Face à ces émeutes, Staline accorde à chaque kolhozien un lopin de terre.
Les koulaks doivent être éliminés en tant que classe. Entre 1929 et 1935 plus de deux millions de paysans sont déportés. Leurs biens sont confisqués.
Il s'agissait de prévoir les activités économiques selon des plan quinquennaux et qui fixaient les objectifs obligatoires de production. Ces plans quinquennaux donnaient la priorité aux industries lourdes en laissant de côté les industries de consommation.
L'industrialisation de l'URSS
La Russie du début du XX siècle était encore très rurale et agricole. Staline voulait développer l'industrie lourde et faire de l'URSS une puissance économique majeure.
Les moyens utilisés sont ceux d'une économie planifiée et centralisée et d'une organisation politique totalitaire :
- quotas extrêmement durs à remplir : les mineurs travaillaient de 16 à 18 heures par jour
- sanctions dures en cas de non réalisation des quotas, pouvant aller jusqu'à l'accusation de trahison
- utilisation de la main d'œuvre gratuite des prisonniers des goulags. Ils construisent des barrages (sur le Dniepr), des canaux (entre la mer Baltique et la mer Blanche ; canal Moscou-Volga ; canal Volga-Don). Les villes de Vorkouta, Norilsk, Komsomolsk, Bratsk, Balkhach et Magadan sont construites par les détenus.
- création de combinats industriels en Ukraine, dans l'Oural et en Sibérie.
- sanctions contre les mauvais ouvriers : instauration du livret ouvrier dès 1938 qui comptabilisait les retards et les absences.
Selon certaines estimations, 127 000 travailleurs payèrent de leur vie la mise en place du premier plan quinquennal (de 1928 à 1932). Par ailleurs, l'allocation prioritaire des ressources à l'industrie, combinée à la diminution de la productivité agricole, provoqua de nouvelles famines. Le plan quinquennal fut cependant "bouclé" en 4 ans. De 1928 à 1932, la production de charbon avait doublé, celle d'acier avait triplé.
Bilan de la politique économique en 1939
En dix ans, l'URSS a accompli un bond remarquable du point de vue industrialisation au détriment de la production insuffisante de biens de consommation et d'un niveau de vie médiocre de la population. Suite au second plan quinquennal, la production d'acier a grimpé à 18 millions de tonnes, celle de charbon à 128 millions de tonnes. Avant son interruption par la guerre, le troisième plan avait permis d'atteindre 18 millions de tonnes d'acier et 150 millions de tonnes de charbon. Certains estiment que sans cette industrialisation forcée, l'histoire de la seconde guerre mondiale aurait été différente.
la dictature de Staline (1929-1953)
Staline mît en place un système totalitaire sur lequel il régnait en despote absolu et reposant sur deux piliers : la propagande, mettant en œuvre une véritable culte de la personnalité (il était appelé le "petit père des peuples") et la répression, s'appuyant notamment sur Le NKVD, police politique toute-puissante.
Selon certaines estimations, entre 1921 et 1954, 3,7 millions de personnes furent condamnées pour des crimes contre-révolutionnaires; parmi eux, 600 000 furent condamnés à mort, 2,4 millions emprisonnés ou envoyés dans des camps de travail (les Goulags), et 800 000 condamnés à l'expatriation.
L'industrialisation à marche forcée contribua à la victoire de l'URSS sur l'Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale (connue, en Union Soviétique et en Russie, comme la "Grande Guerre Patriotique"). L'Armée rouge réussit à arrêter l'avance à l'est des armées du Reich.
Quoique l'Union Soviétique ait reçu d'importantes aides en armes et matériels des États-Unis, sa production de matériel de guerre était plus importante que celle de l'Allemagne du fait de l'importante augmentation de la production industrielle entre les deux guerres.
Le pacte Germano-soviétique et le déclenchement de la guerre
Afin d'assurer l'influence soviétique sur l'Europe de l'est, Staline conclut, le 23 août 1939, le Pacte Molotov-Ribbentrop avec l'Allemagne nazie. Il s'agissait d'un pacte de non-agression qui contenait une annexe secrète attribuant l'est de la Pologne, la Lettonie, l'Estonie et la Finlande à l'Union Soviétique, tandis que l'ouest de la Pologne et la Lituanie étaient attribués à l'Allemagne.
L'Allemagne envahit la Pologne le 1er septembre, l'Union Soviétique suivant le 17. La Finlande ayant rejeté les prétentions territoriales de l'URSS, celle-ci envahit la Finlande le 30 novembre. La campagne fut difficile, mais par une paix signée à Moscou le 12 mars 1940, l'URSS obtenait l'annexion de la Carélie. Suite au déclenchement de cette guerre, l'URSS avait été expulsée de la Société des Nations le 14 décembre 1939.
Le 22 juin 1941, l'Allemagne rompt le pacte de non-agression et attaque l'Union Soviétique.
L'invasion nazie prit l'URSS par surprise et dans un état de relative impréparation. Certains historiens estiment que les Grandes purges des années 1936-1938, au cours desquelles 40 000 officiers auraient été emprisonnés ou liquidés, ne sont pas étrangères aux premières difficultés de l'Armée rouge.
Les troupes du Reich atteignirent les environs de Moscou en décembre 1941, mais avaient atteint leur extension maximale, des troupes devant aller consolider le flanc sud de l'attaque.
Le tournant de la guerre
Le tournant de la campagne fut la Bataille de Stalingrad en 1942 et 1943, que l'Armée rouge remporta après avoir perdu un million d'hommes. L'armée rouge avait dès lors repris l'initiative, surtout après la Bataille de Koursk en juillet 1943, et commença à regagner du terrain sur l'armée allemande. En avril 1945, l'Armée rouge pénètre | | |