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2002

2002

Cette page concerne l'année 2002 du calendrier grégorien. Pour le nombre, voir 2002 (nombre).
2002 est également le titre d'un film hong-kongais réalisé en 2001 par Wilson Yip.

Événements

Premier trimestre


- Détails : Janvier 2002 - Février 2002 - Mars 2002
  - 1 janvier : entrée en circulation des billets et pièces de la nouvelle monnaie unique européenne créée en 1999 : l'euro.
  - 6 janvier : Argentine, dévaluation du peso de 28% par rapport au dollar.
  - 18 janvier : Congo (RDC) : éruption du volcan Nyiragongo dévastant la ville de Goma.
  - 31 janvier : À New York, ouverture du Forum économique mondial qui se tient habituellement à Davos en Suisse. Laurent Fabius y représente la France.
  - 31 janvier : À Porto Alegre au Brésil, ouverture du contre-forum Forum social mondial
  - 8 au 24 février : Jeux Olympiques d'hiver à Salt Lake City (États-Unis).
  - 23 février : Colombie : Enlèvement par les FARC d'Ingrid Betancourt, candidate aux élections présidentielles.
  - 4 mars : loi n° 2002-303 sur la nouvelle organisation du système de santé en France : les chiropraticiens sont reconnus officiellement (art. 75)
  - 15 mars : Sommet UE à Barcelone. Nombreuses manifestations.
  - 18 au 22 mars : Conférence internationale sur le financement du développement organisé par l'ONU à Monterrey.
  - 26 mars : tuerie de Nanterre : un forcené, Richard Durn, tue huit membres du conseil municipal de Nanterre avant d'être ceinturé. Il se suicidera le surlendemain en se jetant de la fenêtre du commissariat.

Deuxième trimestre


- Détails : Avril 2002 - Mai 2002 - Juin 2002
  - 12 avril : Hugo Chávez, président du Venezuela, est brièvement chassé du pouvoir par un coup d'État.
  - 21 avril : premier tour de l'élection présidentielle, Jean-Marie Le Pen, candidat du Front national, arrive derrière Jacques Chirac, candidat du RPR ; contre toute attente, Lionel Jospin, candidat du PS est éliminé ; une manifestation spontanée s'organise le soir même.
  - 29 avril : Diane Pretty se voit refuser son droit à mourir par la Cour européenne des droits de l'homme.
  - : une manifestaion réunit à Paris plus d'un million de personnes selon les organisateurs, tout parti et tout groupuscule confondu.
  - 5 mai : Élection de Jacques Chirac, avec 82 % des suffrages contre 18 % à Jean-Marie Le Pen.
  - 6 mai : en France, Jean-Pierre Raffarin est nommé Premier ministre.
  - 8 juin : Amadou Toumani Touré devient président du Mali.Le lendemain, Ahmed Mohamed ag Hamani est nommé premier ministre.
  - 20 mai : le Timor oriental devient un pays indépendant de l'Indonésie.
  - 9 juin et 16 juin : en France, premier et second tour des élections législatives, victoire de l'UMP, parti du président Jacques Chirac.

Troisième trimestre


- Détails : Juillet 2002 - Août 2002 - Septembre 2002
  - 14 juillet : à 9h58, lors du défilé de la fête nationale, un militant d'extrême droite lié au GUD, Maxime Brunerie, tente d'abattre le président de la République Jacques Chirac
  - 8 et 9 septembre : Inondations dans le sud de la France (23 morts dont 22 dans le Gard, 1,2 millliard d'euros de dégât pour 6 départements)
  - 10 septembre : Adhésion de la Suisse à l'ONU.
  - 18 septembre : Maurice Papon est libéré pour des raisons médicales par la cour d'appel de Paris.
  - 26 septembre aux alentours de 23h00, le "Joola", d'une capacité de 550 personnes, sombre en quelques minutes au large des côtes gambiennes. Environ 2000 sénégalais périssent.

Quatrième trimestre


- Détails : Octobre 2002 - Novembre 2002 - Décembre 2002
  - 4 octobre : meurtre de Sohane Denziane, jeune fille brûlée vive à Vitry-sur-Seine, qui déclenchera une grande émotion
  - 22 octobre : explosion dans une cokerie belge, faisant trois morts et une trentaine de blessés
  - 17 novembre : congrès fondateur de l'UMP au Bourget (Seine-Saint-Denis) ; Alain Juppé est élu président, le parti est rebaptisé Union pour un mouvement populaire (UMP).
  - 19 novembre : Naufrage du Prestige au large du Portugal et de l'Espagne.
  - 29 novembre : drame de Loriol-sur-Drôme : sur l'A7, un automobiliste percute mortellement des sapeurs-pompiers qui intervenaient sur un accident.

Chronologies thématiques


- Aéronautique : 2002 en aéronautique
- Chemins de fer : 2002 dans les chemins de fer
- Cinéma : 2002 au cinéma
- Sport : 2002 en sport
- Musique : 2002 en musique

Prix Nobel


- Prix Nobel de physique : Masatoshi Koshiba, Raimond Davis, Riccardo Giacconi
- Prix Nobel de chimie : John B. Fenn, Koichi Tanaka et Kurt Wüthrich
- Prix Nobel de physiologie ou médecine : Sydney Brenner, H. Robert Horvitz et John E. Sulston
- Prix Nobel de littérature : Imre Kertész
- Prix Nobel de la Paix : Jimmy Carter

Naissances


-

Décès en 2002

Janvier


- 1 janvier : Nafissa Sid Cara, première femme ministre de la Ve République, première musulmane membre du gouvernement français (° 1910)
- 4 janvier : Freddy Heineken, président néerlandais de Heineken1923)
- 7 janvier : Louis Mittelberg, caricaturiste et sculpteur polonais (° 1919)
- 7 janvier : René Étiemble, écrivain français (° 26 janvier 1909)
- 11 janvier : Henri Verneuil, cinéaste français (° 15 octobre 1920)
- 12 janvier : Cyrus Vance, ancien secrétaire d'État américain sous l'administration du président Carter (° 1917)
- 13 janvier : Pierre Joubert, dessinateur français
- 15 janvier : Michel Poniatowski, ancien ministre de l'Intérieur français (° 1922)
- 16 janvier : Jean Ellenstein, historien français
- 17 janvier : Camilo José Cela, écrivain espagnol (° 1916)
- 20 janvier : Jean-Toussaint Desanti, philosophe français
- 23 janvier : Pierre Bourdieu, sociologue français (° 1 août 1930)
- 24 janvier : Elie Hobeika, ex-ministre et ancien chef des milices chrétiennes libanais (° 1957)
- 28 janvier : Astrid Lindgren, écrivain suédois pour enfants (° 1907)
- 31 janvier : Karel Voous, botanique néerlandais (° 23 juin 1920)

Février


- 3 février : André Diligent, homme politique français
- 3 février : Raymond Gérôme, acteur et metteur en scène belge
- 3 février : Julien Rassam, acteur français
- 9 février : Princesse Margaret, sœur cadette de la reine Elizabeth II d'Angleterre (° 1930)
- 14 février : Geneviève de Gaulle-Anthonioz, militante caritative française
- 15 février : Daniel Pearl, journaliste américain tué par les Talibans au Pakistan
- 16 février : Raymond Lacombe, ancien président de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA)
- 21 février : Georges Vedel, académicien français et ancien membre du conseil constitutionnel
- 22 février : Jonas Savimbi, chef de l'Union Nationale pour l'Indépendance de l'Angola (UNITA)
- 22 février : Chuck Jones, dessinateur américain (Bugs Bunny)
- 25 février : François Bloch-Lainé, grand commis de l'État et ancien président du Crédit Lyonnais

Mars


- 6 mars : Ralph Rumney, artiste anglais
- 11 mars : James Tobin, économiste américain et créateur de l'idée d'une taxe sur les transactions financières
- 12 mars : Louis-Marie Billé, cardinal français, archevêque de Lyon et Primat des Gaules
- 12 mars : Jean-Paul Riopelle, peintre québécois
- 14 mars : Hans-Georg Gadamer, philosophe allemand
- 16 mars : Carmelo Bene, comédien italien
- 23 mars : Eileen Farrell, soprano américaine
- 24 mars : Claude Quin, ancien président-directeur général de la RATP
- 27 mars : Billy Wilder, réalisateur, producteur et scénariste
- 28 mars : Klaus Croissant, ancien avocat de la Fraction armée rouge (FAR) et ex-espion de la Stasi, police politique de l'ex-RDA
- 30 mars : Elizabeth Angela Marguerite Bowes-Lyons, reine mère d'Angleterre

Avril


- 8 avril : Maria Felix, actrice mexicaine
- 11 avril : Pierre Siniac, écrivain français (° 1928)
- 18 avril : Thor Heyerdahl, explorateur norvégien qui avait traversé le Pacifique sur le radeau Kon-Tiki en 1947
- 20 avril : Francis Lemarque, chanteur et auteur-compositeur français (° 1917)
- 20 avril : Pierre Rapsat, chanteur et auteur-compositeur belge (° 1948)
- 27 avril : Baron von Thyssen, un des plus grands collectionneurs d'art du monde
- 27 avril : Ruth Handler, la créatrice de la poupée Barbie
- 28 avril : Général Alexandre Lebed, gouverneur et ancien candidat à la présidence russe

Mai


- 5 mai : Antoine Riboud, fondateur et ancien président du groupe Danone
- 5 mai : Hugo Banzer, homme politique bolivien
- 6 mai : Pim Fortuyn, leader de l'ultra-droite populiste néerlandaise
- 10 mai : Yves Robert, cinéaste et comédien français (° 1920)
- 20 mai : Stephen Jay Gould paléontologue américain
- 22 mai : Niki de Saint Phalle, peintre et sculptrice franco-américaine
- 22 mai : Bertrand Boulin, fils de l'ancien ministre RPR Robert Boulin, éducateur, co-fondateur de SOS enfants
- 26 mai : Michel Jobert, ancien ministre des Affaires étrangères, gouvernement Pierre Messmer (° 1921)

Juin


- 1 juin : Jacques Fauvet, journaliste français
- 20 juin : Timothy Findley, écrivain canadien anglophone
- 27 juin : John Entwistle, musicien de rock anglais
- 28 juin : François Périer, comédien français (° 1919)

Juillet


- 2 juillet : Ray Brown, contrebassiste de jazz américain
- 4 juillet : Laurent Schwartz, mathématicien français
- 6 juillet : John Frankenheimer, cinéaste américain (° 1930)
- 9 juillet : Rod Steiger, acteur américain (° 1925)
- 14 juillet : Joachim Balaguer, homme politique dominicain
- 19 juillet : Alexandre Guinzbourg, dissident et journaliste russe

Août


- 5 août : Franco Lucentini, écrivain italien, co-auteur de romans policiers avec son compatriote Carlo Fruttero
- 5 août : Francisco Coloane, écrivain chilien
- 6 août : Edsger Dijkstra, mathématicien et informaticien néerlandais
- 19 août : Abou Nidal, Palestinien, chef du Fatah-Conseil révolutionnaire (Fatah-CR), figure historique du terrorisme international
- 19 août : Eduardo Chillida, sculpteur espagnol
- 23 août : Colette Boulin, veuve de l'ancien ministre français Robert Boulin
- 31 août : Lionel Hampton, jazzman américain

Septembre


- 5 septembre : David Todd Wilkinson astronome américain pionnier de l'étude du rayonnement thermique cosmologique
- 8 septembre : Henri Rol-Tanguy, figure de la Résistance communiste et de la Libération de Paris
- 19 septembre : Général Robert Gueï, auteur d'un coup d'État en Côte d'Ivoire en 1999 puis dirigeant de la junte au pouvoir jusqu'à octobre 2000
- 25 septembre : Joffre Dumazedier, sociologue français (° 1915)
- 26 septembre : Philippe Tailliez, dernier des « Mousquemers », trio de pionniers de la plongée sous-marine dont faisait partie Jacques-Yves Cousteau (° 1905)

Octobre


- 2 octobre : Paul Sérant, journaliste, essayiste et romancier
- 4 octobre : André Delvaux, réalisateur belge
- 5 octobre : Brigitte Massin, musicologue et mélomane française
- 6 octobre : Prince Claus des Pays-Bas, époux de la reine Béatrix
- 15 octobre : Jean Jacques Mack, humaniste Alsacien
- 19 octobre : Manuel Alverez Bravo, photographe mexicain
- 20 octobre : Bernard Fresson (71 ans), comédien
- 21 octobre : François Soubeyran, membres du quatuor vocal Les Frères Jacques
- 22 octobre : Richard Helms, ancien directeur de la CIA (1966-1973)
- 25 octobre : Christine Gouze-Rénal, productrice de cinéma française
- 25 octobre : René Thom, mathématicien français, père de la « théorie des catastrophes » (° 1923)
- 26 octobre : Général Jacques Massu (94 ans).
- 30 octobre : Pierre Aigrain, physicien et homme politique français
- 30 octobre : Juan Antonio Bardem, cinéaste espagnol
- 31 octobre : Raymond Savignac, publicitaire français
- 31 octobre : Lionel Poilâne, boulanger français (° 1945)

Novembre


- 1 novembre : Pierre Fédida, psychanalyste français
- 7 novembre : Rudolf Augstein, fondateur et propriétaire de l'hebdomadaire allemand Der Spiegel
- 8 novembre : Zoé Oldenbourg, romancière russe
- 12 novembre : Raoul Diagne, international de football français. 92 ans.
- 14 novembre : Charles Dupuis, belge, un des pionniers de la bande dessinée, éditeur du journal Spirou
- 17 novembre : Abba Eban, diplomate israélien, ancien minsitre travailliste des Affaires étrangères (1966-1974)
- 18 novembre : James Coburn, acteur américain
- 23 novembre : Maritie Carpentier, productrice française d'émissions de variétés
- 23 novembre : Roberto Matta, peintre chilien considéré comme le dernier des surréalistes
- 24 novembre : Aminata Fall, jazzwoman et comédienne sénégalaise
- 24 novembre : John Rawls, philosophe américain
- 29 novembre : Daniel Gélin, acteur français

Décembre


- 1 décembre : Pierre Peugeot, industriel, président du conseil de surveillance du groupe automobile PSA Peugeot-Citroën
- 2 décembre : Ivan Illich, prêtre catholique, spécialiste des questions de l'éducation
- 21 décembre : Patrick Bourrat, reporter de TF1
- 22 décembre : Joe Strummer, la tête du groupe The Clash et un héros de la classe ouvrière __NOTOC__ Catégorie:2002 als:2002 ja:2002年 ko:2002년 ms:2002 simple:2002 th:พ.ศ. 2545 zh-min-nan:2002 nî

Calendrier grégorien

Le calendrier grégorien (du nom du pape Grégoire XIII qui l'introduisit en 1582) est le calendrier actuellement utilisé en Europe, ses anciennes colonies et dans une bonne partie du reste du monde.

Structure du calendrier

Sa forme se base sur le calendrier julien de la Rome antique dont il est le jumeau. C'est un calendrier solaire, se basant sur la révolution de la Terre autour du soleil de 365,2422 jours de 24 heures de 60 minutes de 60 secondes métriques. Le calendrier grégorien donne un temps moyen de l'an de 365,2425 jours ; pour assurer un nombre entier de jours par année, on y ajoute régulièrement un jour bissextile, le 29 février (voir année bissextile). Le cycle complet du calendrier grégorien dure 400 ans : trois siècles constitués de 24 cycles juliens (trois ans de 365 jours, puis une année de 366 jours) suivis de 4 années de 365 jours, puis un siècle constitué de 25 cycles juliens.

Subdivisions

Le calendrier grégorien est divisé en douze mois, groupés en quatre trimestres : Une période de sept jours forme une semaine. Les jours d'une semaine ont chacun un nom : lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche. L'ère ordinairement utilisée avec le calendrier grégorien est l'ère chrétienne, c'est-à-dire « après Jésus-Christ ». Il est à noter qu'il n'y a pas eu d'année zéro ; les siècles et les millénaires commencent avec l'année numéro Un. Donc, le et le commencent le 1 janvier de l'an 1 du troisième millénaire c'est-à-dire en 2001.

L'ajustement grégorien

L'introduction du calendrier grégorien en remplacement du calendrier julien commança le 15 octobre 1582. Le but était de lutter contre la dérive de la date de Pâques (le dimanche après la première lune de l'équinoxe de printemps) qui se déplaçait vers les mois d'été. La différence principale entre le calendrier grégorien et son ancêtre, le calendrier julien, repose dans la distribution des années bissextiles. La gémellité de ses calendriers pose problème aux historiens, puisque la même date ne désigne pas forcément le même jour. Comme noté ci-dessus, l'année tropique moyenne, c'est-à-dire la période de rotation de la Terre autour du Soleil, dure 365,2422 jours. En insérant une journée bissextile tous les quatre ans, le calendrier julien attribuait à l'année une durée moyenne de 365,25 jours. Ceci induisait un décalage d'environ 8 jours par millénaire par rapport au temps vrai, avec pour effet que la date de Pâques, déterminée par l'équinoxe du printemps, glissait en arrière vers février.
Il fut donc décidé de supprimer les années bissextiles pour les années qui sont des multiples de 100 sans être des multiples de 400. Ainsi 1600 et 2000 furent bissextiles, mais pas 1700, 1800, 1900. En appliquant cette règle on en arrive à une année de 365,2425 jours au lieu de 365,2422 jours soit un excès de trois jours en 10 000 ans. Il a été proposé d'amender la règle pour considérer les années multiples de 4 000 comme normales. Mais du fait du raccourcissement de l'année tropique évalué à 0,5s par siècle et de l'allongement du jour de 1,64 millisecondes par siècle, il est illusoire d'arriver à ce niveau de précision, les incertitudes sur la durée de l'année dans 10 000 ans étant du même ordre de grandeur.

Remplacement du calendrier grégorien

Si le principe de l'ajustement grégorien n'a pas été remis en cause, il n'en est pas de même de sa structure interne. Les critiques portèrent bien entendu sur ses liens avec le christianisme, au travers de l'ère chrétienne, des fêtes religieuses et des références aux saints. Cela a motivé quelques projets de calendriers laïcs comme par exemple le calendrier républicain de la révolution française. À la différence du système métrique, celui-ci n'aboutit pas ; il est vrai que le principe de ne plus se reposer qu'un jour sur dix (decadi) au lieu de sept pouvait ne pas enthousiasmer. D'autres critiques semblent concerner la construction même du calendrier :
- mois de longueur variables (de 28 à 31 jours) qui complique par exemple l'analyse des statistiques économiques ;
- correspondance difficile entre le nom des jours et leur numéro dans le mois ;
- durée des trimestres (le troisième trimestre étant par exemple notamment plus court que le deuxième) ;
- nombre de semaines (4,33 ?) par mois ;
- variation de la date de certains jours fériés comme Pâques. Mais en fait ce n'est pas le choix humain du calendrier qui en est responsable ; c'est tout simplement le fait que l'année astronomique ne comporte pas un nombre entier de jours, que le cycle lunaire non plus, et que le nombre de jours d'une année doit bien être divisé d'une manière ou d'une autre si on veut s'y retrouver. Cette difficulté a amené de nombreuses propositions de reformes à utiliser le principe du jour épagomène. Il s'agit d'un jour blanc qui n'entre pas dans le décompte de la semaine. En ajoutant un (ou deux les années bissextiles) jour épagomènes à l'année, on arrive à obtenir l'égalité 364 = 7×52. On retrouve la même idée avec les jours complémentaires dans le calendrier républicain de la révolution française. La durée des mois avait été choisie de façon à correspondre approximativement à un cycle lunaire. Ainsi, même une population illettrée pouvait savoir à peu près, en observant le changement d'aspect de la lune, quand un mois s'était écoulé ; la référence à la lune était importante pour les marins (pour connaître les marées) et pour les agriculteurs (travaux nocturnes dans les champs) d'une population très majoritairement rurale. Si aujourd'hui ce lien est culturellement de moins en moins prégnant, on peut noter que la grande majorité des reformes du calendrier tente de conserver un mois d'environ une lunaison. Il faut cependant noter l'émergence du calendrier baha'i, utilisé dans le bahaïsme. S'il se base également sur une année solaire, celle-ci débutant au solstice du printemps le 21 mars, son originalité tient à l'abandon de la référence lunaire pour la durée du mois. Une année de ce calendrier comporte en effet 19 mois de 19 jours. Les 4 jours supplémentaires nécessaires à compléter une année sont intercalées entre le 18 et le 19 mois, et sont nommés les jours intercalaires. Au cours des trois derniers siècles d'autres propositions de réforme ont été avancées. Les plus connues furent les propositions de calendrier universel et de calendrier fixe. Vers le milieu du , la Société des Nations puis l'Organisation des Nations unies menèrent des études pour réformer le calendrier. Celles-ci seront abandonnées sous la pression de pays comme les États-Unis, l'Angleterre, les Pays-Bas ou l'Indonésie, officiellement pour ne pas désorganiser des traditions religieuses. Beaucoup d'auteurs de science-fiction ont joué avec l'idée que le calendrier terrien serait peut-être un jour utilisé dans tout l'espace connu alors que tout le monde ou presque aurait oublié sa raison d'être initiale, voire l'existence de la Terre elle-même. Déjà Edmond Rostand dans Cyrano de Bergerac essayait de berner ses lecteurs en affirmant que le 26 septembre 1655 était un samedi... Il s'agissait en fait d'un dimanche !

Liens externes


- [http://www.louisg.net/C_gregorien.htm Le calendrier grégorien]
- [http://www.auduteau.net/calendar/sommaire.shtml Questions posées fréquemment à propos des calendriers]
- [http://hermes.ulaval.ca/~sitrau/calgreg/ Les textes constitutifs du calendrier grégorien]
- [http://geneamichaud.free.fr/telechargements/caldate-00.html Utilitaire de conversion de calendriers pour Excel]

Voir aussi


- Calendrier
- 366 jours du calendrier grégorien
- Calendrier julien
- ISO 8601 Grégorien als:Gregorianischer Kalender ja:グレゴリオ暦 ko:그레고리력 ms:Kalendar Gregory simple:Gregorian calendar th:ปฏิทินเกรกอเรียน

2002 (film)

2002 est un film hong-kongais réalisé par Wilson Yip, sorti le 13 décembre 2001.

Synopsis

L'unité spéciale "2002" est une unité de la Police de Hong Kong qui a pour but de chasser les mauvais fantômes. Elle est composée d'un humain et d'un fantôme. Tide, qui a le pouvoir de voir les esprits, est accompagné de Sam, mais le temps pour Sam de se réincarner approche. Tide apprend que Wind, un humain qui lui aussi a le pouvoir de voir les esprits, est destiné pour être son partenaire. Mais Wind a trop peur des fantômes pour participer aux combats. Une bataille inévitable va les opposer au dangereux Water Ghost et va déterminer le destin de ce duo Homme-Fantôme.

Fiche technique


- Titre : 2002
- Titre original : 2002
- Réalisation : Wilson Yip
- Scénario : Vincent Kok, Kwok Chi-kin, Szeto Kam-Yuen et Wilson Yip
- Production : Vincent Kok
- Musique : Tommy Wai
- Photographie : Poon Hang-Sang
- Montage : Cheung Ka-Fai
- Pays d'origine : Hong Kong
- Format : Couleurs - 1,85:1 - Dolby Digital - 35 mm
- Genre : Science-fiction
- Durée : 96 minutes
- Dates de sortie : 13 décembre 2001 (Malaisie), 25 décembre 2001 (Hong Kong)

Distribution


- Nicholas Tse : Tide
- Stephen Fung : Wind
- Law Kar-Ying : Paper Man
- Rain Li : Rain
- Sam Lee : Sam
- Danielle Graham : L'infirmière
- Anya : Fire Ghost
- Fong Lik-Sun : Water Ghost

Récompenses


- Nomination au prix des meilleurs effets spéciaux lors des Hong Kong Film Awards 2002.

Liens externes


- [http://www.sancho-asia.com/article.php3?id_article=260 Critique Sancho does Asia]
- [http://www.cinemasie.com/hk/fiche/oeuvre/2002/ Critiques Cinemasie]
- [http://www.hkmania.com/epouvante/films/2002.htm Critiques Hk Mania] Catégorie:Film hongkongais Catégorie:Film sorti en 2001 Catégorie:Titre de film en 0~9 Catégorie:Film de science-fiction

Janvier 2002

Mardi 1 janvier 2002


- Lancement officiel de l'euro en pièces et en billets dans douze pays sur les quinze de l'Union européenne ; disparition du franc français et de 11 autres monnaies européennes au profit de l'euro.
- L'Espagne succède à la Belgique à la présidence tournante de l'Union européenne.
- Le sénateur péroniste Eduardo Duhalde est élu par le Congrès président par intérim de la République Argentine en remplacement d'Adolfo Rodriguez Saa démissionnaire depuis le 30 décembre 2001.

Mercredi 2 janvier 2002

Jeudi 3 janvier 2002


- En Argentine, nouveau gouvernement d'union nationale, dominé par les péronistes.
- Israël-Palestine :
  - En mer Rouge, la marine israélienne arraisonne le Karine A, un cargo en provenance d'Iran, transportant des lanceurs de roquettes et des missiles antichars. Le premier ministre Ariel Sharon met en cause l'Autorité palestinienne. Yasser Arafat ordonne la création d'une commission d'enquête.
  - Du 3 au 7 janvier, nouvelle mission au Proche-Orient de l'envoyé spécial américain Anthony Zini.

Vendredi 4 janvier 2002


- En France, Charles Pasqua accuse un « cabinet noir de Matignon » d'être l'initiateur de l'enquête qui a abouti à la mise en examen d'une de ses collaboratrices et de l'épouse du député européen Jean-Charles Marchiani, dans le cadre de l'enquête sur des prélèvements de fonds, sur des rançons versées en 1987 et 1988, pour la libération des otages français détenus au Liban. Charles Pasqua et Jean-Claude Marchiani démentent tout versement de rançon.

Samedi 5 janvier 2002


- Du 5 au 6 janvier, en Argentine, les députés et les sénateurs votent un projet de loi d'urgence mettant fin à la parité fixe peso-dollar.
- Démission du ministre italien des Affaires étrangères Renato Ruggiero en désaccord avec certains de ses collègues critiques envers l'euro. le 6, le premier ministre Silvio Berlusconi décide, d'assurer lui-même l'intérim de ce ministère pendant 6 mois.

Dimanche 6 janvier 2002

Lundi 7 janvier 2002


- En France :
  - Le grand couturier Yves Saint-Laurent annonce la fin de sa carrière et la fermeture de sa maison créée en 1962. Le 22, défilé d'adieu en forme de rétrospective de la maison Yves Saint-Laurent.
  - Décès de l'écrivain et linguiste français René Etiemble à l'âge de 92 ans.

Mardi 8 janvier 2002

Mercredi 9 janvier 2002


- Attaque par deux militants du Hamas contre des militaires israéliens : 6 morts dont les deux tireurs palestiniens.

Jeudi 10 janvier 2002


- En France, l'Assemblée nationale vote, à l'unanimité moins une voix, la proposition du député DL Jean-François Mattéi afin de mettre fin à la jurisprudence Perruche, de décembre 2000, qui en considérant comme un préjudice le fait d'être en vie pour une personne handicapée, avait soulevé un tollé parmi les parents d'handicapés et les médecins.
- Israël-Palestine : En riposte à l'attaque du 9 janvier :
  - Tsahal rase plusieurs dizaines d'habitations de réfugiés palestiniens à Rafah en Cisjordanie.
  - Le 11, l'armée israélienne, détruit au bulldozer la piste de l'aéroport de Gaza.
  - Dans la nuit du 11 au 12, la marine israélienne bombarde le port de Gaza.
  - le 14, destruction de neuf autres maisons palestiniennes à Jérusalem-Est, et assassinat ciblé de Mohammed Raad al-Karmi, responsable des Brigades des martyrs d'Al-Aqsa, à Tulkarem en Cisjordanie, à l'aide d'une bombe actionnée à distance.

Vendredi 11 janvier 2002


- En France :
  - En Corse, dans l'affaire des paillotes, le tribunal correctionnel d'Ajaccio condamne l'ancien préfet Bernard Bonnet à trois ans de prison dont un an ferme, et trois ans d'interdiction des droits civiques et familiaux.
  - Décès à Paris du cinéaste, d'origine arménienne, Henri Verneuil à l'âge de 81 ans.
- En Allemagne, le ministre-président de la Bavière, Edmund Stoiber (CSU) est choisi pour être le candidat de la droite pour les élections législatives du 22 septembre 2003 fave au chancelier socialiste sortant, Gerhard Schröder.
- À Buenos Aires, plusieurs milliers de manifestants protestent contre le maintien du blocage des fonds bancaires jusqu'en 2003. Ils sont dispersés par la police.
- Les premiers prisonniers talibans, ou appartenant aux réseaux d'Al-Qaeda, capturés en Afghanistan arrivent à la base américaine de Guantanamo à Cuba.

Samedi 12 janvier 2002


- L'article 107 de la loi de modernisation sociale, votée en décembre 2001, et relative au champ d'application des licenciements économiques, est censuré par le Conseil constitutionnel. ----

Dimanche 13 janvier 2002


- Décès à La Rochelle de l'illustrateur Pierre Joubert à l'âge de 91 ans. Il fut l'auteur, notamment, des illustrations de la célèbre collection « Signe de Piste ».

Lundi 14 janvier 2002


- Le juge de gauche Éric Halphen annonce sa démission de la magistrature. Dessaisi du dossier de l'Affaire des HLM d'Ile-de-France le 4 septembre 2001, il affirme que l'instruction du dossier a été sabotée.
- Israël : Attaque palestinienne contre un barrage routier israélien : un soldat israélien tué. Le même jour, le commandant palestinien Raed Karmi qui avait ordonné un cessez-le-feu est tué par une bombe placée sur sa route par les services spéciaux israéliens.

Mardi 15 janvier 2002


- En France :
  - Décès de l'ancien ministre de l'Intérieur, Michel Poniatowski à l'âge de 79 ans. Il fut cofondateur avec Valéry Giscard d'Estaing des Républicains indépendants en 1966.
  - L'émission 90 minutes sur Canal Plus, produit de nouveaux témoignages qui contredisent la thèse officielle du suicide de l'ancien ministre Robert Boulin, plus de 22 ans après les faits.
  - Visite-éclair à Paris du président russe Vladimir Poutine.
- Le libéral irlandais Pat Cox est élu à la présidence du Parlement européen à Strasbourg, en remplacement de la française Nicole Fontaine.
- Attaque palestinienne : 2 civils israéliens tués. L'Autorité palestinienne annonce l'arrestation du chef du FPLP, Ahmad Saadat.

Mercredi 16 janvier 2002


- Le volcan Nyiragongo entre en éruption et enseveli une partie de la ville de Goma : 45 morts (estimations provisoires) et plusieurs dizaines de milliers de personnes fuyant la ville.

Jeudi 17 janvier 2002


- L'article premier de la loi sur l'avenir de la Corse est censuré par le Conseil constitutionnel. C'est la deuxième décision de censure en quelques jours.
- Attaque à l'arme à feu par un palestinien dans une salle de bal à Hadera au nord-est de Tel-Aviv : 6 morts israéliens plus le terroriste lui-même abattu.

Vendredi 18 janvier 2002


- En France :
  - Décès à Paris de l'historien et archiviste-paléographe Michel Fleury à l'âge de 78 ans. Il fut un ardent défenseur du patrimoine, et président de la commission du Vieux Paris depuis 1975.
  - Du 18 au 20, à Marseille, Congrès mondial regroupant 650 généticiens, et selon lesquels les promesses de la thérapie génétique ne se concrétiseront pas avant des dizaines d'années.

Samedi 19 janvier 2002


- Tsahal détruit à l'explosif les locaux de la radio « La voix de la Palestine » à Ramallah en Cisjordanie.

Dimanche 20 janvier 2002

Lundi 21 janvier 2002


- En France :
  - Publication du Livre blanc de l'armée française en Algérie. Ouvrage collectif qui se veut une réponse historique à la campagne sur la torture orchestrée dans les médias.
  - Le fils de Didier Schuller, dans un entretien journalistique, révèle que son père, ex-conseiller général RPR des Hauts-de-Seine, et principal témoin dans l'Affaire des HLM d'Ile-de-France, vit réfugié à Saint-Domingue depuis 1998. Le 29, les autorités dominicaine annoncent son placement en résidence surveillée. Le 31, la France demande son extradition.
- L'Allemagne s'est fait rappelé à l'ordre par la Commission européenne pour non-respect des critères de Maastricht. Le ministre des Finances allemand Hans Eichel reconnaît que le déficit public serait proche des 3% du PIB.
- Du 21 au 24 janvier, visites officielles des ministres français et britanniques des Affaires étrangères, Hubert Védrine et Jack Straw, en République Démocratique du Congo, au Rwanda, au Burundi et en Ouganda.
- À Goma région du Kivu l'explosion d'une station d'essence, provoquée par des pillards qui voulait s'emparer d'un stock de bidons, fait soixante morts.

Mardi 22 janvier 2002


- En France :
  - Une proposition de loi du député radical du Lot, Bernard Charles, visant à faire du 19 mars une journée « »à la mémoire des victimes de la guerre d'Algérie". La proposition n'a pas obtenue à la majorité requise, la date étant trop chargée de symbole (date officielle du cessez-le-feu).
  - L'Assemblée nationale vote le projet de révision des lois de 1994 : la clonage thérapeutique est interdit, c'est-à-dire la fabrication d'embryons humains destinés, non à naître, mais à servir aux expériences génétiques. Cependant la recherche sur les embryons dits « surnuméraires » est autorisée.
- À Tokyo, Conférence des donateurs internationaux pour la reconstruction de l'Afghanistan, en présence du chef du gouvernement intérimaire, Hamid Karzaï. Des pays se disent prêts à débloquer immédiatement de l'argent : Union européenne (500 M$), Japon (500 M$), États-Unis (296 M$).
- Attentat contre le Centre d'information américain de Calcutta : 4 policiers indiens sont tués. Le gouvernement indien accuse le Pakistan, lequel rejette cette accusation. Le 25, l'Inde procède à l'essai d'un missile balistique.
- Israël-Palestine :
  - Assassinat à Naplouse de quatre membres présumés de l'aile militaire du Hamas par l'armée israélienne.
  - Un membre des Brigades des martyrs d'Al-Aqsa ouvre le feu sur des passants devant un arrêt d'autobus à Jérusalem-Ouest : 2 morts et 28 blessés plus le terroriste abattu.

Mercredi 23 janvier 2002


- Décès à Paris, du philosophe et sociologue, Pierre Bourdieu à l'âge de 71 ans.
- Après la déclaration de faillite du groupe Enron au États-Unis, le 3 décembre 2001, Kenneth Lay, son patron démissionne. Le 25, l'ancien vice-président du groupe J. Clifford Baxter qui fut un des premiers à dénoncer les malversations comptables, est retrouvé mort au volant de sa voiture, une balle dans la tête. La police parle d'un suicide.
- Attaque du Hezbollah contre des positions israéliennes dans le secteur des fermes de Chebaa, une trentaine d'obus tirés. Tsahal riposte en attaquant des positions hezbollah dans le sud du Liban.
- « journée sans toubib » (ou « 24h sans toubib ») en France, journée de grève des médecins généralistes libéraux (70 à 90 % de grévistes selon les régions) et des dentistes (environ 50 % de grévistes) lancée par l'Unof et le SML, réclamant notamment le passage de la consultation de 18,50 à 20 Eur et la remise en cause du système de gardes dans le cadre de la permanence des soins.

Jeudi 24 janvier 2002


- À Assise en Italie, à l'initiative du pape Jean-Paul II, 3ème rassemblement de prières avec les représentants de onze confessions, sur le thème Jamais plus la guerre au nom de Dieu.
- Le constructeur aéronautique Boeing enregistre une commande ferme de 100 appareils 737-800 plus cinquante options, pour une valeur de 9,1 milliards $, émanant de la Compagnie irlandaise Ryanair.
  - Airbus annonce la suppression 6000 emplois (15% des effectifs) mais sans licenciements secs, et un pronostic de vente de 250 à 300 appareils soit une baisse de 60%.
- À Beyrouth au Liban, attentat contre l'ancien chef chrétien des Forces libanaises, Elie Hobeika, tué dans l'explosion de sa voiture. Visé dans une plainte pour son rôle dans les massacres, en 1982, des réfugiés palestiniens des camps de Chabra et de Chatila, il s'apprêtait à faire des « révélations » sur l'implication de l'actuel premier ministre israélien Ariel Sharon dans l'organisation de ces massacres.
- De passage à Paris, reçu par le Centre d'accueil de la Presse étrangère, le prince Reza Pahlavi, fils héritier du Shah d'Iran appelle de ses vœux un « référendum national » qui permette au peuple iranien de se prononcer « sur la séparation du clergé et de l'État et l'instauration d'un démocratie », et se déclare prêt à prendre sa place dans le cadre d'une monarchie constitutionnelle.

Vendredi 25 janvier 2002


- Le tribunal correctionnel de Paris condamne le général Paul Aussaresses, auteur du livre Services spéciaux, Algérie, 1955-1957, à 7 500 € d'amende pour complicité d'apologie de crimes de guerre.
- Dans les principales villes d'Argentine, immense concert de coups de casseroles pour protester contre la politique économique du nouveau gouvernement.
- Attentat-suicide à Tel-Aviv : 25 blessés. Tsahal riposte en bombardant des installations des services de sécurité palestiniens en Cisjordanie et à Gaza.
- Six cents soldats américains débarquent aux Philippines dans le cadre de la phase II de la guerre contre Al-Qaeda. Leur mission est d'aider l'armée philippine à éradiquer le groupe terroriste islamiste Abu Sayyaf de l'île de Basilan, officiellement sans participer aux combats et sans occuper de postes de commandement.

Samedi 26 janvier 2002


- Du 26 au 27, à la Mutualité à Paris, Convention nationale du Parti socialiste, qui adopte le projet 2002-2012 élaboré sous la direction de Martine Aubry, La vie en mieux, la vie ensemble. Le 27, discours de Lionel Jospin devant deux mille secrétaires de sections.

Dimanche 27 janvier 2002


- Israël : attentat-suicide du Fatah à Jérusalem-Ouest : 1 mort et plusieurs dizaines de blessés israéliens en représailles à la violation israélienne du cessez-le-feu du 14 janvier. C'est le premier attentat commis par une femme, Waffa Idris.

Lundi 28 janvier 2002


- En France :
  - Les chiffres officiels publiés par le ministère de l'intérieur font état d'une hausse de 7,69% de la criminalité en France en 2001 (+9,86% pour les crimes et délits contre les personnes, +13,19% de viols avec le nouveau phénomène de tournante, 21,18% des auteurs sont des mineurs). La publication de ses chiffres fut l'objet d'un débat de société animé :
    - Les quatre dernières années montrent qu'il n'y a aucune corrélation entre l'amélioration du chômage (qui a baissé) et le niveau de criminalité (qui a augmenté),
    - Selon divers spécialistes et études : « le sentiment d'impunité créé les conditions de la récidive » :
      - moins d'un tiers des agressions font l'objet d'une plainte,
      - depuis 1993, le nombre de mineurs mis en cause a augmenté de 90%,
      - depuis l'entrée an application de la loi Guigou en janvier 2001, le nombre de personnes écrouées a baissé de 6,06%, et les gardes à vue ont baissé de 9,7%,
      - un tiers des peines de prison ne sont pas exécutées.
  - La liquidation judiciaire de la société Prost-Grand Prix est prononcée par le Tribunal de commerce de Versailles.
  - Le journal « Le Figaro » fait état d'une note de la CIA indiquant que parmi les prisonniers islamistes détenus à Guantanamo figurent six prisonniers qui auraient la nationalité française. Le 30, le gouvernement français confirme cette information.
- La monnaie européenne touche son plus bas niveau depuis 6 mois face au dollar avec 0,8580 $ pour 1 €. Suite aux propos encourageants du président de la Réserve fédérale américaine Alan Greenspan, les marchés sont confiants dans la reprise américaine. Les actifs américains détenus par des fonds étrangers se monteraient à 2 100 milliards de dollars fin 2001.
- Le vice-président du Conseil italien, Gianfranco Gini de l'Alliance Nationale, est nommé représentant de l'Italie au sein de la Convention pour la révision des institutions européennes, dont l'un des deux vice-présidents est l'italien Giuliano Amato.
- Début du mouvement de grève générale et de manifestations monstres, organisées par les partisans de l'opposant Marc Ravalomanana, qui refuse l'organisation d'un second tour à l'élection présidentielle, dont il s'est déclaré vainqueur dès le premier tour du 16 décembre, en constatant les très importantes malversations et trucages faits par le pouvoir en place.
- À Lagos au Nigeria, un incendie ayant gagné un dépôt de munitions, il se produit une gigantesque explosion dont les déflagrations, causent la mort de plusieurs dizaines de personnes. Deux mille autres périssent noyés en tentant de traverser les canaux de la ville.

Mardi 29 janvier 2002


- En France :
  - L'Assemblée nationale vote la nouvelle loi sur la présomption d'innocence, après arbitrage du premier ministre Lionel Jospin et remaniement.
  - L'ancien ministre de l'Intérieur Charles Pasqua annonce officiellement sa candidature à l'élection présidentielle.
- Le président George W. Bush prononce son discours sur l'état de l'Union, en présence du chef du gouvernement intérimaire Hamid Karzaï. Le président demande au Congrès de voter une augmentation de 15% du budget de la Défense (48 milliards $). Il accuse l'Iran, l'Irak et la Corée du Nord de se doter d'armes de destruction massive. La popularité du président avoisine les 85%, avec le sentiment d'union nationale face au terrorisme.

Mercredi 30 janvier 2002


- Attentat-suicide palestinien à Tulkarem : 1 mort et une douzaine de blessés israéliens.

Jeudi 31 janvier 2002


- À New York, ouverture du Forum économique mondial qui se tient habituellement à Davos en Suisse. Laurent Fabius y représente la France.
- À Porto Alegre au Brésil, ouverture du contre-forum Forum social mondial rassemblant soixante mille participants, parmi lesquels les français José Bové, Jean-Pierre Chevènement, Noël Mamère et Bertrand Delanoë. __NOTOC__ Catégorie:2002 2002

Mars 2002

Vendredi 1 mars 2002


- En France, Le Figaro publie les bonnes feuilles du livre du juge Éric Halphen « Sept ans de solitude ». Le 27, il annonce dans un entretien au Monde, son engagement en politique aux côtés de Jean-Pierre Chevènement.
- En Allemagne, le Bundestag vote, à une voix de majorité, puis le « Bundesrat », le 22, à quatre voix de majorité, un projet de loi sur « l'orientation et la limitation des flux migratoires ». Ce projet est en réalité destiné à abandonner le traditionnel « droit du sang » et à transformer le pays en terre d'immigration. Combattu par la droite, il a été soutenu par les syndicats, les églises, la gauche, et une grande partie du patronat.

Samedi 2 mars 2002


- À Rome (Italie), deux cent à trois cent mille manifestants anti-Berlusconi dans la rue.
- Attentat-suicide à Jérusalem-Ouest : 9 morts. Tsahal intensifie ses représailles dans les territoires occupés. Le 4, le Premier ministre israélien Ariel Sharon assigne comme objectif à Tsahal d'infliger « beaucoup de pertes » aux Palestiniens.

Dimanche 3 mars 2002


- En Suisse, référendum sur l'adhésion à l'ONU. Le « oui » l'emporte avec 54,6%, ce qui permet au pays de devenir le 190e membre à part entière de l'organisation, auprès de laquelle, il avait jusqu'à présent seulement un siège d'observateur.
- En Inde, dans l'état du Gujerat, le calme revient après une semaine de massacres entre hindous et musulmans : 485 morts.

Lundi 4 mars 2002


- En France, le président-candidat Jacques Chirac, en déplacement à Mantes-la-Jolie pour une table ronde sur la délinquance dans les transports en commun, il est pris vivement à partie par des « jeunes » et doit se replier sous les insultes et les crachats.
- Du 4 au 18 mars, en Afghanistan, offensive américaine (opération Anaconda) contre une poche de résistance de talibans et d'Al-Qaïda dans la région de Sahhikot au sud de Kaboul. Affrontant un millier de combattants (au lieu de quelques dizaines prévues), les américains perdent 8 soldats et 2 hélicoptères dès l'engagement, mais les combats se soldent par la mort de plus de 700 combattants islamistes.
- À Madagascar, le nouveau président Marc Ravalomanana prend peu à peu la direction du pays à partir de sa mairie d'Antananarivo, et ce malgré les pleins pouvoirs que s'est octroyés le président sortant Didier Ratsiraka.
  - Le 7, quelques deux cents officiers, dont une vingtaine de généraux, se rallient à Marc Ravalomanana.

Mardi 5 mars 2002

Mercredi 6 mars 2002


- L'ancien secrétaire d'État Jean-Noël Jeanneney est nommé par le Conseil des ministres à la présidence de la Bibliothèque nationale de France, pour succéder à Jean-Pierre Angremy (Pierre-Jean Rémy).
- Au Pays-Bas, les élections municipales amènent une percée spectaculaire du mouvement populiste identitaire Leefbaar Nederland (« Des Pays-Bas vivables ») de Pim Fortyun, qui obtient 34% des voix à Rotterdam.

Jeudi 7 mars 2002

Vendredi 8 mars 2002


- En Cisjordanie et à Gaza, véritable « Vendredi noir » où lors des batailles, 46 palestiniens et 6 israéliens trouvent la mort.
  - Le premier ministre Ariel Sharon se dit prêt à « négocier un cessez-le-feu sous le feu », renonçant à son exigence d'une semaine de calme avant de reprendre les pourparlers.

Samedi 9 mars 2002


- En France, réouverture du Tunnel du Mont-Blanc, après 3 années de fermeture et de travaux, suite à l'incendie du 24 mars 1999 qui avait fait quarante morts.
- Le « Los Angeles Times » fait état d'un rapport du Pentagone, prônant l'utilisation des nouvelles armes nucléaires contre tout pays qui menacerait la sécurité des États-Unis.
- Attentats-suicide à Netanya, deux Israéliens tués dont un nourrisson, et à Jérusalem-ouest, 11 morts.
- Au Zimbabwe, élection présidentielle dans un climat de très grande confusion. Le candidat de l'opposition, Morgan tsvangirai demande le prolongement de 24 heures du scrutin, ce qui accepté par la « Haute-Cour de Justice ».
  - le 13, le président sortant Robert Mugabe est officiellement proclamé réélu avec 52% des voix, mais l'opposition et les observateurs internationaux dénoncent des fraudes massives.

Dimanche 10 mars 2002


- Dans l'avion, au retour d'une visite à la Réunion, Lionel Jospin confie à des journalistes : « Jacques Chirac est fatigué, vieilli, gagné par une certaine usure du pouvoir ».
  - Le 11, dans un entretien au journal Le Figaro, Jacques Chirac dénonce « l'arrogance et le mépris » de son adversaire, et fustige « l'instrumentalisation des affaires », méthode « de tous les extrémistes et de tous les fascismes ».

Lundi 11 mars 2002


- Aux États-Unis :
  - Six mois après les attentats du 11 septembre 2001, des cérémonies commémoratives sont organisées New York et à Washington.
    - Un monument provisoire aux 2830 victimes est inauguré à New York, ainsi que le lancement de l'opération « Hommage de lumière » qui doit se renouveler tous les soirs jusqu'au 13 avril.
  - Le président George W. Bush, dans son discours de Washington, rend hommage à la coalition alliée, et évoque la deuxième phase, déjà engagée, de la guerre « contre le terrorisme ».
- Le 11 et 12 mars, suite aux attentats du 9 mars, Tsahal riposte par la destruction des bureaux de Yasser Arafat à Gaza : 39 palestiniens de tués.

Mardi 12 mars 2002


- Décès du cardinal Louis-Marie Billé, archevêque de Lyon, primat des Gaules et président de la Conférence des évêques de France, à l'âge de 64 ans.
- De 12 au 21 mars, Le vice-président américain Dick Cheney démarre une tournée dans 11 états du Proche-Orient : Jordanie, Égypte, Yémen, Arabie saoudite, Koweït, Bahrein, Émirats arabes unis, Oman, Qatar, Turquie et Israël. Son but est de s'assurer des soutiens dans l'éventualité d'une nouvelle action américaine contre l'Irak. Fin de non-recevoir des pays arabes.
- Le président algérien Abdelaziz Bouteflika annonce, en présence de délégués kabyles dits « dialoguistes », mais en l'absence des deux partis les mieux implantés en Kabylie (FFS et RCD), la reconnaissance constitutionnelle du Tamazight, la langue des Berbères.
- Le gouvernement israélien lève l'interdiction faite depuis le 3 décembre 2001 à Yasser Arafat de circuler, mais Tsahal continue son offensive.

Mercredi 13 mars 2002


- Le Conseil de Sécurité de l'ONU adopte en urgence, la résolution 1397, déposée dans la nuit par les Américains, sur la création d'un état palestinien.

Jeudi 14 mars 2002


- En Écosse, la justice confirme en appel, la condamnation à la prison à vie d'Abdel-Basset Ali Al-Megrahi. Ce membre des services secrets libyens avait été condamné, le 31 janvier 2002, en première instance, pour son implication dans l'explosion du Boeing de la PanAm, le 21 décembre 1988, et qui avait fait 270 morts.
  - le gouvernement libyen dénonce un « verdict politique » qui ignore « les nouvelles preuves présentées par la défense ».
- Les présidents yougoslaves et monténégrins, Vojislav Kostunica et Milo Djukanovic, ratifient en présence de Javier Solana la création du nouvel état de Serbie-et-Monténégro, qui remplace désormais la Yougoslavie.
- À Belgrade, les services de renseignements militaires, arrêtent le vice-président serbe, Moncilo Perisic, accusé d'avoir transmis à un diplomate américain des documents à charge, destinés au procès de Slobodan Milošević devant le TPIY.
- Arrivée au Proche-Orient de l'émissaire spécial américain Anthony Zinni.

Vendredi 15 mars 2002


- Décès à Paris, du journaliste, historien et polémiste André Figueras, à l'âge de 78 ans.
- Tsahal annonce s'être retiré de Ramallah, de Kalkiliya, de Turkarem, de la plus grande partie de Bethléem, et du camp de réfugiés d'Al Bourej. Le gouvernement américain demande un retrait complet.

Samedi 16 mars 2002


- À Paris, trois incendies criminels détruisent la billetterie « grandes lignes » et le PC de la gare Saint-Lazare.
- À Barcelone (Espagne), sommet économique de l'Union européenne. Trois cent mille manifestants antimondialisation, lors de bagarres de rue : une dizaine de blessés, un cinquantaine d'arrestations et de nombreuses vitrines brisées.
- En Colombie, assassinat de l'archevêque de Cali, Isaias Duarte, qui s'apprêtait à témoigner devant la justice, sur les liens entre le trafic de drogue et la politique.

Dimanche 17 mars 2002


- Au Portugal, des élections législatives anticipées étaient organisées, suite à la démission du premier ministre socialiste Antonio Guterres. Ce dernier avait subit un revers électoral lors des élections municipales du 16 décembre 2001.
  - Le Parti socialiste, au pouvoir depuis 1995, subit une nouvelle défaite, face au Parti social-démocrate (centre-droit). José Manuel Durão Barroso est chargé de former le nouveau gouvernement.
  - Le PSD avec 40,12% et 102 sièges sur 230 devra cependant s'allier avec les conservateurs du Parti populaire qui ont obtenu 8,75% des voix et 14 sièges, et dont le programme est d'inspiration nationaliste et sécuritaire. La gauche évoque le spectre d'une « haiderisation » de la vie politique portugaise.

Lundi 18 mars 2002


- Du 18 au 22 mars, à Monterrey au Mexique, conférence sur le financement du développement.
  - du 18 au 21 mars, rassemblement de quelques trois cents ministres du monde entier, pour préparer la conférence des chefs d'État.
  - du 21 au 22 mars, conférence au sommet de 58 chefs d'états, avec adoption d'une déclaration finale minimaliste, appelé « le consensus de Monterrey ».

Mardi 19 mars 2002


- À Bologne, le conseiller du ministre du Travail italien, Marco Biagi est assassiné devant son domicile. Le 20, cet acte est revendiqué par de nouvelles Brigades rouges, alors que plusieurs milliers de personnes manifestent contre le terrorisme.

Mercredi 20 mars 2002


- Attentat-suicide dans un autobus, près la ville israélienne de Umm El Fahem : 6 morts et une trentaine de blessés. Tsahal effectue de nouvelles incursions dans les « territoires autonomes » et dans les camps de réfugiés.

Jeudi 21 mars 2002


- En France :
  - Au Salon du livre de Paris, quelques dizaines de manifestants anti-Berluscini, perturbent l'inauguration dont l'ITalie est l'invité d'honneur. Ils conspuent la délégation italienne conduite par les secrétaires d'État à la Culture, Nicola Bono et Vittorio Sgarbi, qui quittent le salon.
    - Le 22, ils dénoncent l'attitude du gouvernement français et en particulier celle de la ministre socialiste de la culture Catherine Tasca comme ayant activement participé à l'organisation de cette manifestation anti-italienne.
  - Sur la chaîne de radio France Inter, Jean-Marie Le Pen dénonce une « machination » destinée à l'empêcher d'obtenir les cinq cents signatures requises pour lui permettre d'être officiellement candidat à l'élection présidentielle.
- À Rabat, Le roi du Maroc, Mohammed VI signe l'acte de mariage qui l'unira à Salma Bennani, 24 ans, ingénieur en informatique. Les noces se dérouleront du 12 au 15 avril.

Vendredi 22 mars 2002


- En France, sur la chaîne de télévision LCI, Jean-Marie Le Pen menace Jacques Chirac d'une « apocalypse » politique, s'il n'obtenait pas les 500 signatures, alors que le président sortant, dans une interview à un mensuel homosexuel, promet de ne pas remettre en question le PACS s'il était réélu.
- Attentat-suicide près de la « ligne verte » censée séparer Israël de la Cisjordanie, et dont la seule victime est la kamikaze palestinien.

Samedi 23 mars 2002


- En Italie, entre 700.000 et 3 millions de manifestants, à Rome, à l'appel de la CGIL, contre la politique sociale du gouvernement de Silvio Berlusconi, dont le projet d'abrogation de l'article 18 du code du travail, garantissant la réintégration en cas de condamnation pour licenciement abusif.

Dimanche 24 mars 2002


- En Corse, une bombe est découverte devant la porte de l'appartement du maire de Bastia, Émile Zuccarelli (radical de gauche), ancien ministre de la Fonction publique et fervent partisan du candidat Jean-Pierre Chevènement.
- 74e cérémonie des Oscars à Hollywood.
  - Oscar du meilleur film à Un homme d'exception de Ron Howard.
  - Oscar de la meilleure actrice à Halle Berry.
  - Oscar du meilleur acteur à Denzel Washington.
  - Oscar du meilleur film étranger à No Man's Land.
  - Nommé 5 fois, le film français Le Fabuleux destin d'Amélie Poulain a obtenu le « Spirits Adwards », prix indépendant du meilleur film étranger.

Lundi 25 mars 2002


- En France, Lionel Jospin se déclare hostile à la dépénalisation de l'usage du cannabis, tout en rajoutant que « fumer un joint chez soi est certainement moins dangereux que boire de l'alcool avant de conduire ».
- Du 25 au 26 mars, en Afghanistan, une série de séismes de magnitude entre 5 et 6 sur l'échelle de Richter, centrés dans la province de Baghlan, font plus d'un millier de morts.

Mardi 26 mars 2002


- Lancement par l'Union européenne, à l'unanimité des quinze pays, du nouveau système européen de navigation par satellite Galileo, qui permettra à l'Europe de s'affranchir du système américain GPS jusqu'à présent en situation de monopole. Cette décision hautement stratégique pour l'indépendance technologique et politique de l'Europe a été obtenue malgré une forte hostilité des américains.

Mercredi 27 mars 2002


- À Nanterre (Hauts-de-Seine), à l'issue d'une séance du Conseil municipal, un individu se lève des bancs du public et tire sur les élus, en tuant 8 personnes, en blessant gravement 14, et plus légèrement 5 autres. Arrêté, le forcené, membre de partis et d'organisations socialistes et écologistes, affirme avoir « froidement et sciemment tué ».
  - Le 28, il se suicide en se défenestrant du 4ème étage d'un bâtiment de la préfecture de police de Paris, quai des Orfèvres, à Paris, alors qu'il était interrogé par deux policiers.
- Devant la menace américaine de geler une aide de 40 millions de dollars, le gouvernement serbe veut se donner les moyens légaux de transférer de nouveaux inculpés qu TPIY, malgré la résistance de la « Cour constitutionnelle ».
- Décès à Los Angeles du cinéaste Billy Wilder à l'âge de 95 ans. Il fut l'auteur notamment de Sunset Boulevard et de Certains l'aiment chaud.
- Attentat-suicide du Hamas dans un grand hôte de Nétanya : 20 israéliens tués.
- Du 27 au 28 mars, à Beyrouth au Liban, 25e sommet de la Ligue arabe, lors duquel est débattu la proposition de paix globale de l'héritier du trône d'Arabie saoudite, le prince Abdallah d'Arabie saoudite.
  - Absence de Yasser Arafat non autoriser à quitter Ramallah par le premier ministre palestinien Ariel Sharon qui estime que « les conditions ne sont pas réunies », mais aussi du président égyptien Hosni Moubarak, du roi Abdallah II de Jordanie et du président de l'Irak Saddam Hussein.
  - Le plan du prince Abdallah d'Arabie saoudite est adopté, mais il est aussitôt rejeté par le gouvernement israélien qui le qualifie d'« inacceptable ».

Jeudi 28 mars 2002


- Dans l'affaire des attentats du 11 septembre 2001, le ministre américain de la Justice, autorise les procureurs à requérir la peine de mort contre le franco-marocain Zacarias Moussaoui accusé d'avoir activement participé à la préparation des attentats.

Vendredi 29 mars 2002


- En représailles à l'attentat du 27 mars, le premier ministre israélien Ariel Sharon fait donner l'assaut contre le QG de Yasser Arafat à Ramallah.

Samedi 30 mars 2002


- Royaume-Uni: La doyenne des Windsors, la reine-mère Elizabeth est décédée au château de Windsor à l'âge de 101 ans. La Queen Mum était une figure populaire britannique.

Dimanche 31 mars 2002

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Monnaie

Une des définitions de la monnaie consiste à dire que c'est un bien économique qui a trois fonctions :
- c'est un instrument d'unité de compte (une référence pour estimer un prix)
- c'est un instrument d'échange (un moyen de paiement)
- c'est un instrument de réserve de valeur (stockée en espèces, en dépôt ou en épargne).

Définition

La monnaie matérialise pour son détenteur la croyance en une valeur d'échange, un crédit supposé et donc en contrepartie, la dette potentielle de quelqu'un ou de quelques uns d'autre. Certains groupes humains furent amenés à produire des excédents, et donc à posséder et accumuler des biens. Ils pouvaient donc s'en séparer pour en acquérir d'autres dont ils avaient besoin, qu'ils estimaient nécessaires ou qu'ils désiraient. La monnaie remplaça le troc. La monnaie (souvent du sel, avant d'être des morceaux de métal fondus) représentait la dette contractée par l'acheteur auprès du vendeur pour l'achat d'un bien. Avec cette « reconnaissance de dette » le vendeur pouvait - là où avait cours la monnaie - acquérir un autre bien, un service ou autre chose ailleurs et à un autre moment que lors du troc. La monnaie reçue lors d'une opération économique ou commerciale ne valant que par la possibilité d'être acceptée par un grand nombre d'utilisateurs. Mais pour être « valable », une monnaie devait avoir une certaine valeur d'échange ou être « garantie » (exactement comme un garant ou une caution pour un prêt). Des billets furent émis qui représentaient une contrepartie en or. Car pour ainsi dire partout l'or pouvait être reçu en échange. Comme seules les banques (après les villes, seigneurs, guildes et autres groupes humains) reçurent le privilège d'émettre des billets (et singulièrement la banque centrale à partir du XVIII siècle en Angleterre et les banques en France (sous Napoléon) devaient posséder pour chaque billet émis la garantie or. L'accroissement de la masse monétaire ainsi permis facilita la croissance économique. Mais un tel monopole garanti par l'État allait permettre de se passer de la garantie or. Subissant une crise économique il fut décidé de « libérer » la monnaie de sa garantie or. Cela permit aux États occidentaux de pouvoir émettre plus de monnaie qu'il n'existait de contrepartie physique à celle-ci. Ils pallièrent ainsi la crise économique en endettant les citoyens. En règle générale, chaque pays donne un monopole à une seule monnaie, contrôlée par une Banque centrale d'État, bien qu'il existe des exceptions. Plusieurs pays peuvent utiliser le même nom, chacun pour sa propre monnaie (par exemple franc français, belge, suisse, CFA), plusieurs pays peuvent utiliser la même monnaie (par exemple l'euro) ou bien un pays peut déclarer que la monnaie d'un autre pays a cours légal (souvent le dollar). Le franc CFA a ceci de particulier que sa valeur est indexée sur celle du franc français. Ainsi, 1 franc français vaut 100 francs CFA, ou encore, étant donnée la parité franc français - euro, 1 euro = 655,96 francs CFA. L'unité monétaire majeure est habituellement subdivisée en unités mineures. Très souvent, l'unité de subdivision monétaire a une valeur égale à 1/100 de l'unité de base. Cependant, certains pays ont une subdivision valant 1/10, 1/20, 1/1000 ou même 1/5 de l'unité de base, alors que quelques-uns, comme le l'Italie avant l'euro ou le Japon, n'en possèdent pas car leur monnaies est de valeur suffisamment faible.

Étymologie

Le terme monnaie vient du verbe latin monere, qui signifie « avertir ». En effet la monnaie romaine fut d'abord frappée dans un atelier monétaire voisin du temple de Junon Moneta — Junon « qui avertit » — sur le Capitole. Ce temple avait reçu ce surnom avec l'épisode des oies du Capitole, car ce sont les oies sacrées de ce temple qui en furent les « héroïnes ».

Les différents types de monnaie

Si nous avons maintenant l'habitude de compter et de payer dans la même monnaie, il n'en a pas toujours été ainsi. On pourrait même considérer cette conjonction entre la monnaie de compte et la monnaie d'échange comme exceptionnelle. En fait, pendant toute la grande période où l'or (et l'argent) ont été des monnaies pratiquement universelle, chaque pays voire chaque région d'un royaume disposait de sa propre monnaie de compte (parfois basé sur l'or, comme la livre, parfois basé sur l'argent, comme le mark), mais les paiements en or (ou en argent) de n'importe quelle provenance étaient souvent acceptés (généralement avec une décote par rapport à la monnaie locale, à poids de métal précieux identique, et parfois en passant outre à des interdits imposés par le seigneur local). Ainsi et par exemple, la France d'ancien régime comptait ses espèces en livres tournois (c'est à dire de la région de Tours), mais on y payait -- comme dans toute l'Europe -- avec des ducats vénitiens, des écus français, des florins (de Florence), des doublons espagnols, etc. Ce n'est qu'avec la généralisation de la monnaie fiduciaire que la monnaie de compte s'est imposé pour les autres usages, puisque les billets se sont trouvé libellés directement dans cette monnaie de compte.

Origine de la valeur de la monnaie

Historiquement (depuis Aristote, qui, le premier, donne une définition de la monnaie), deux pratiques se sont succédées :
- La première implique que la monnaie utilisée ait une valeur intrinsèque (commodity money). En fait, l'achat avec de la monnaie n'est alors considéré que comme un troc particulier. Beaucoup de supports ont servi de monnaie, puis au fil des siècles des métaux tels que l'argent et l'or se sont imposés, en effet ils répondent parfaitement aux critères de durabilité, de relative rareté et de divisibilité ; des substituts papier à cette monnaie peuvent aussi avoir cours (representative money).
- La seconde, qui est celle de l'ère moderne (abandon de l'étalon-or au cours du ) mais qui apparaît très tôt, considère la monnaie comme une convention sociale : peu importe qu'elle n'ait aucune valeur intrinsèque (le papier-monnaie n'est que du papier, pratiquement inutilisable pour un autre usage que celui de monnaie) du moment que tout le monde l'accepte comme monnaie (de gré ou de force ...). On parle alors de monnaie fiduciaire (de fides : la foi, la confiance) ou de monnaie décrétée (fiat money).
- Paradoxalement, la nature même de la monnaie est une question peu étudiée par les économistes, à quelques illustres exceptions près : selon Karl Marx par exemple, elle représente seulement une valeur d'échange distincte de la valeur du travail qui a été nécessaire pour produire un bien (la différence étant accaparée par le propriétaire des moyens de production). Marx a consacré le [http://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/kmcapI-3-1.htm chapitre 3] de son ouvrage Le Capital à cette question. Deux économistes, Michel Aglietta et André Orléan, analysent eux dans « La violence de la monnaie » (1982-84) trois phases « historiques » dans la constitution d'une monnaie : #L'évolution d'un produit couramment utilisé lors d'échanges en « marchandise universelle », servant à mesurer les valeurs de deux objets dans un troc. #L'accumulation de cette monnaie par certains, qui leur permet alors d'acheter le travail d'autres personnes. #La constitution de fortunes suffisantes pour permettre l'investissement (prêter de l'argent à intérêt pour une activité économique). Lors des crises économiques, cette triple nature de la monnaie est mise en évidence: la confiance en la monnaie diminue, les estimations sur la conjoncture future deviennent pessimistes, et le crédit d'investissement se tarit (3). Ce tarissement du crédit entraine une chute de l'activité, et donc de l'emploi (2). Dans leurs phases ultimes, les crises économiques se caractérisent par une perte de confiance totale en la monnaie et par le retour à des pratiques de troc pour les échanges (1). Ainsi, la monnaie ne diminue pas l'asymétrie ou la violence éventuelle des rapports sociaux, elle les dilue dans l'ensemble du corps social usager de cette monnaie.

Émission de monnaie

Par des individus

Lorsque la monnaie est constituée de biens dont la valeur est reconnue sans qu'une autorité particulière l'impose, elle peut-être émise par n'importe qui. C'était probablement le cas dans les premier temps, cela l'est encore dans certaines circonstances (ruée vers l'or). Mais les possibilités que donne le pouvoir de « battre monnaie », notamment les manipulations de valeur et la taxation implicite que cela représente, ont rapidement conduit les autorités politiques à chercher à se réserver l'émission monétaire.

Par les autorités financières

Ainsi donc, on peut dire que la croissance de la population et de l'économie augmentent les besoins de monnaie circulante. Pour éviter les problèmes économiques, il est donc nécessaire d'augmenter constamment la « masse monétaire ». D'autre part, la plupart des pouvoirs politiques sont conduits à augmenter leurs dépenses au-delà de leurs recettes. Pour combler la différence, la manipulation monétaire recèle des possibilités intéressantes. Certes, elle est néfaste pour la valeur de la monnaie, et même pour l'économie générale si on abuse, mais pratiquée raisonnablement elle est un impôt implicite relativement indolore et juste (il frappe les possesseurs de monnaies indistinctement : les truands comme les honnêtes gens, les étrangers comme les nationaux, et les riches plus que les pauvres).

Par les banques

En pratique la monnaie est continuellement créée par les banques : tout titre qui représente une quantité de monnaie est lui-même de la monnaie, qui peut servir à tous les usages de la monnaie, y compris celui de servir de caution pour un nouveau titre, etc. La seule limite est qu'à chaque étape, on doit conserver une confiance dans la possibilité de retrouver la monnaie initiale : cette confiance se prouve par le fait qu'à tout moment la conversion est possible chez le dépositaire. :Il est de ce fait tout à fait évident que cette monnaie créée par une première banque peut se retrouver dans une ou plusieurs autres banques, augmentant de ce fait la capacité des autres banques à créer à leur tour de la monnaie ; c'est l'effet multiplicateur du crédit, bien expliqué par André Chaineau (Mécanismes et politiques monétaires - PUF - 1990), et qui fait dire que « l'ensemble du système bancaire privé est créateur de monnaie ex-nihilo ». De fait, la monnaie de crédit (temporaire), représente en France plus de six fois la monnaie permanente (pièces et billets). Cette création permanente de monnaie est absolument nécessaire pour payer les intérêts des prêts antérieurs. Du temps de l'étalon or, le mécanisme était le suivant: Si 100 personnes déposent de l'or dans une banque, parce qu'il est plus pratique de se servir de chèques et qu'en plus la banque rémunère le dépôt, la banque constate rapidement qu'elle n'a besoin de conserver à tout moment qu'une fraction de l'or (par exemple celui de 8 personnes), et prêter (credit money) le reste contre garantie et rémunération. Ainsi, sont en circulation 92% de l'or initial, et des titres qui représentent 100% de cet or : la quantité de monnaie à été pratiquement doublée. En outre, l'or remis en circulation peut lui même revenir dans les coffres de la banque, et servir à alimenter le mécanisme : au final circuleront 12,5 fois (100 / 8) la quantité d'or initiale. La banque peut même n'avoir pas besoin de décaisser l'or, et faire le prêt par un simple jeu d'écritures : elle « crédite » le compte de son débiteur, auquel elle accorde la faculté d'émettre des chèques au-delà de son dépôt initial, avec la garantie de la banque. De nos jours, l'étalon or ayant définitivement disparu dans les années 70, les banques travaillent sans or, sur la base de leurs « fonds pr